Xi Jinping, secrétaire général du Comité central du Parti communiste chinois, a fustigé la corruption et le complot politique au sein du Parti, exhortant à une « écologie politique » sans corruption.

Lors de la 6ème session plénière du 18e Comité central du PCC de la semaine dernière, le président a indiqué que « la vie politique au sein du parti avait été bonne de manière générale, mais qu’il y avait encore des problèmes évidents qu’il fallait traiter ».

La position ferme de Xi Jinping fait suite à la décision des 400 hauts responsables du Parti de lui conférer un « rôle central » dans la direction et ont appelé à réformer « les normes de la vie politique ».

Depuis son arrivée fin 2012 à la tête du parti et du pays, Xi Jinping a étendu son influence, beaucoup plus que tout autre dirigeant depuis Mao Zedong. A tel point que certains ont présagé qu’il pourrait vouloir rester au pouvoir au-delà du traditionnel mandat de 10 ans.

Signalant « la foi et la fidélité douteuses de certains membres du Parti, dont des hauts responsables », il a évoqué un nombre de fautes commises par ces membres, incluant la discipline laxiste, le fait de s’éloigner du peuple, l’arbitraire et l’inaction, l’individualisme, la création de factions, l’avidité d’argent et les violations liées au formalisme, à la bureaucratie, à l’hédonisme et à l’extravagance, révèle Radio Chine Internationale.

« Une poignée de hauts dirigeants du parti, dépassés par leur ambition, assoiffés de pouvoir, ont feint d’observer la ligne officielle, ont formé des cliques pour leurs intérêts personnels (…) et fomenté des complots politiques« , a dénoncé le président.

« Le népotisme et la fraude lors d’élections n’ont pu être arrêtés, alors que certains responsables du parti ont vendu des postes de pouvoir, et échangé des fonctions« , a indiqué le secrétaire général du PCC, ajoutant que l’abus de pouvoir, la corruption, ainsi que les violations juridiques et disciplinaires s’étaient répandus.

Ces déclarations mettent en évidence la volonté de Xi Jinping de continuer sa campagne anti-corruption, qui a déjà condamné plus d’un million de membres du PCC. Parmi eux figurent les « mouches » (les petits cadres) et les « tigres » (les hauts dirigeants), comme l’ex-chef tout-puissant de la sécurité Zhou Yongkang ou des généraux de l’armée, aujourd’hui emprisonnés.

Les deux documents adoptés la semaine dernière sur les normes de la vie politique au sein du Parti dans un nouveau contexte, et le règlement sur la supervision interne du Parti, devraient accentuer les restrictions imposées aux cadres du parti.