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Beijing investit aux Comores depuis 40 ans

Le 13 novembre 1975, Mohamed Ali Toihir, représentant du Président de l’Union des Comores, Ali Soilih M’tsashiwa, signe des accords de coopération qui uniront la Chine et les Comores, nouvellement indépendantes de la France.

Considéré comme le « paysan-laboureur » des relations sino-comoriennes, Mohamed Ali Toihir a participé à la construction d’une « fructueuse coopération » entre les deux pays.  Mohamed « Ali Soilihi a été l’un des premiers à mettre en application la coopération sud/sud« , a estimé Dini Nassur, ancien des jeunes révolutionnaires, à l’époque du président Mohamed Ali Soilih, actuellement expert en ingénierie de développement local.

D’après ce dernier, Mohamed Ali Toihir a « refusé l’aide des Américains et des Russes. Il a accepté l’assistance technique que proposaient le Canada et la Belgique à condition qu’elles soient limitées dans le temps. Surtout, les Africains sont venus et la Chine a apporté une aide ciblée. »

Cependant, pour le site lemohelien.com, « la République populaire de Chine, qui a reconnu l’État des Comores dès son accession à l’indépendance, est aux côtés des Comores, réalisation de nombreux projets ».

Il apparaît que « la grande fausse note de cette opération réside dans le refus de la Chine d’aider les Comores par un vrai transfert de technologie, puisque l’Empire du milieu fait venir même ses ouvriers de Pékin, et les Comoriens sont juste bons à prendre possession de réalisations dont ils ne savent strictement rien ».

Les trente années de coopération sino-comorienne ont surtout été marqué par la construction de nombreuses infrastructures d’État, comme la construction du Palais du Peuple, entièrement rénové par la Chine, la construction des bâtiments administratifs situés en face de ce palais, la construction des Palais présidentiels de Bonovo à Mohéli, de Patsy à Anjouan et de Daché, dans l’île de Ngazidja.

Il y a également eu la construction et l’équipement à Voidjou, de la Radio et la Télévision d’État, ainsi que les Annexes du Ministère des Relations Extérieures. Sans oublier, l’extension de l’Aéroport International Prince Said Ibrahim, les résidences présidentielles, à Ngazidja, Anjouan et Mohéli. Pour le site du gouvernement comorien, Beit-Salam, ces infrastructures sont appelées « à jouer un rôle déterminant pour la consolidation de la paix et de la sécurité dans notre pays ».

A l’occasion de l’anniversaire des trente années de relation diplomatique et économique, l’État affirme que « la Chine a toujours soutenu avec une énergie inestimable tout le processus amorcé, en vue de la réconciliation nationale et du développement socio-économique de l’Union des Comores », mettant en avant « la formation de cadres civils et d’officiers de l’AND, la fourniture de matériels et équipements importants au profit de diverses administrations comoriennes ».

Depuis 2005, la coopération s’est intensifié entre les deux, une Commission mixte de coopération économique, commerciale et technique, en décembre 2014. Les représentants du ministère comorien des Relations extérieures et du ministère du Commerce de la Chine examinent l’exécution des accords de coopération signés entre les deux pays, étudient les projets d’intérêt commun, échangent sur les problèmes liés à la coopération économique, commerciale et technique et formulent des recommandations pour leurs gouvernements respectifs, d’après le premier ambassadeur comorien en Chine, Mahmoud Aboud.

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