Le Bureau de liaison du gouvernement populaire central dans la Région administration spéciale de Hong Kong (RASHK) a félicité John Lee pour sa victoire à l’élection comme chef de l’exécutif désigné par un vote écrasant.

Dans un communiqué sur l’élection, le bureau a souligné que l’élection du sixième mandat de la RASHK « a mis en oeuvre le principe des patriotes administrant Hong Kong » et « démontré les avantages du nouveau système électoral ».

LA DÉMOCRATIE CHINOISE A HONG KONG

Pour le bureau, « l’élection est une nouvelle pratique réussie du développement de la démocratie à la hongkongaise ». « L’élection s’est tenue conformément aux lois et règlements de manière juste, équitable et ordonnée, illustrant une atmosphère rationnelle, unie et entreprenante« , a souligné le bureau de liaison.

John Lee, nouveau chef de l’exécutif de Hong Kong

« Cela a une fois de plus prouvé que le nouveau système électoral était un bon système conforme au principe « un pays, deux systèmes » et adapté aux réalités de Hong Kong », a déclaré le bureau.

Pour Pékin, « la victoire écrasante de John Lee est le choix solennel des membres du Comité électoral et représente la volonté des habitants de Hong Kong ». Or le chef de l’exécutif hongkongais est désigné par un «comité électoral» de 1 461 personnes – soit 0,02 % de la population — composé de représentants de l’élite politique et économique tous acquis à Pékin.

John Lee, seul candidat, a été approuvé à 1 416 voix par le comité, car 36 membres du comité n’ont pas voté. De son côté, le Bureau des affaires de Hong Kong et de Macao du Conseil des Affaires d’Etat a indiqué que « Hong Kong a adopté un regard neuf avec son nouveau système électoral et es prêt pour un avenir meilleur à un nouveau point de départ ».

Le bureau a indiqué que « l’élection du chef de l’exécutif représente une nouvelle pratique réussie du nouveau système électoral de la RASHK après les élections de la Commission électorale en septembre dernier et l’élection du septième Conseil législatif en décembre dernier, selon le bureau ».

L’UE ET LE G7 INQUIET

En parallèle, les chefs de la diplomatie du G7 (Canada, France, Allemagne, Italie, Japon, Royaume-Uni et États-Unis) et de l’UE ont estimé dans un communiqué commun que le processus et la nomination qui en a résulté s’écartent «radicalement de l’objectif du suffrage universel et érodent davantage la capacité des Hongkongais à être légitimement représentés».

«Nous sommes profondément préoccupés par cette érosion constante des droits politiques et civiques et de l’autonomie de Hong Kong», ont ajouté les chefs de la diplomatie du G7 et de l’UE.

Il estiment que le processus qui a abouti à la nomination de John Lee s’inscrit dans «une attaque continue contre le pluralisme politique et les libertés fondamentales». Ils exhortent le nouveau chef de l’exécutif à «respecter les droits et libertés protégés à Hong Kong» et à s’assurer que le système judiciaire «soutienne l’État de droit».