Les autorités hongkongaises ont annoncé leur intention d’abattre 6.000 porcs après la détection d’un premier cas de peste porcine africaine dans un abattoir près de la frontière avec la Chine.

« Tous les porcs de l’abattoir concerné seront abattus, afin de diminuer le risque de propagation du virus », a déclaré Sophia Chan, responsable du département Alimentation et Santé de la ville.

Des mesures de nettoyage et de désinfection seront aussi lancées d’après cette dernière. Le porc contaminé avait été importé d’une ferme située dans la province du Guangdong, a indiqué Sophia Chan.

La viande de porc est un aliment de base dans la cuisine chinoise. Hong Kong importe quotidiennement 4.000 porcs vivants depuis la Chine, contre seulement 200 porcs arrivant sur le marché de la ville en provenance des fermes locales.

La peste porcine s’est propagées dans plus de la moitié des provinces de Chine l’année dernière, obligeant Hong Kong à interdire les importation depuis toutes les fermes chinoises où le virus a été détecté.

En avril, Han Changfu, ministre de l’Agriculture et des Affaires rurales du pays, avait assuré que le situation de la peste porcine africaine en Chine est « sous contrôle effectif » et la croissance de nouveaux cas se ralentit graduellement.

Au total, 122 cas de peste porcine africaine avaient été signalés dans 30 régions de rang provincial, selon le dernier bilan. Dans 108 de ces cas, le blocage des zones affectées a été levé, a indiqué le ministre lors d’un symposium international à Beijing.

L’épidémie a atteint son apogée en octobre et novembre 2018 et a commencé à s’atténuer en décembre. Seuls 23 nouveaux cas ont été signalés depuis le début de l’année 2019, selon Yu Kangzhen, vice-ministre de l’Agriculture et des Affaires rurales.