La Chine a annoncé sa décision de suspendre les traités d’extradition et d’assistance judiciaire entre Hong Kong et le Canada, l’Australie et le Royaume-Uni.

Wang Wenbin, porte-parole du ministère des Affaires étrangères, a indiqué que « le Canada, l’Australie et le Royaume-Uni, sous prétexte de l’adoption par la Chine de la loi sur la sauvegarde de la sécurité nationale pour Hong Kong, ont unilatéralement suspendu leurs accords respectifs avec Hong Kong sur le transfert des fugitifs, se sont grossièrement ingérés dans les affaires intérieures de la Chine ».

Selon lui, ils « ont gravement violé le droit international et les normes fondamentales régissant les relations internationales », a déclaré Wang Wenbin, notant que la Chine s’y opposait fermement.

Plusieurs pays occidentaux ont appelé la Chine à revenir sur cette loi sur la sécurité nationale pour Hong Kong. Adoptée le 30 juin par l’Assemblée nationale populaire, la loi est entrée en vigueur le 1er juillet.

Le texte prévoit de sanctionner « la subversion, la sécession, le terrorisme et la collusion avec les forces étrangères« , pour freiner l’opposition pro-démocratie à Hong Kong. Pour les opposants et certains états occidentaux, cette loi est un grave recul aux libertés, promises dans la Loi fondamentale, instaurée lors de la rétrocession de Hong Kong à la Chine, en 1997.

Wang Wenbin a ajouté qu‘ »avec l’aide et l’autorisation du gouvernement central, Hong Kong avait activement apporté une assistance au Canada, à l’Australie et au Royaume-Uni, conformément à la Loi fondamentale de la RAS et dans le cadre des traités ».

« La politisation de la coopération judiciaire avec la RAS de Hong Kong par le Canada, l’Australie et le Royaume-Uni a gravement sapé les fondements de la coopération judiciaire entre Hong Kong et ces trois pays et s’est écartée de la sauvegarde de la justice et de l’état de droit via la coopération judiciaire », a déclaré le porte-parole.

Raisons pour lesquelles, la Chine a décidé de suspendre les accords de transfert des fugitifs et les accords sur l’entraide judiciaire en matière pénale entre Hong Kong et le Canada, l’Australie et le Royaume-Uni, a déclaré le porte-parole.