mercredi, juin 19

Taïwan : la Russie apporte son soutien à la Chine, qui évoque le succès de ses manœuvres

Dénoncées par Taïwan et les États-Unis qui ont appelé à la «retenue», ces manœuvres qui ont mobilisé une dizaine de navires de guerre et jusqu’à environ 70 aéronefs ont reçu un soutien politique explicite de la Russie.

Le Kremlin a apporté son soutien aux manœuvres militaires de la Chine autour de Taïwan, estimant que Pékin était victime de «provocations» de la part des États-Unis qui soutiennent l’île.

«La Chine a le droit souverain de réagir à ces actions provocatrices, notamment en conduisant des manœuvres», a dit à la presse le porte-parole de la présidence russe, Dmitri Peskov.

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Le commandement du Théâtre d’opérations de l’est de l’Armée populaire de Libération (APL) a achevé toutes les missions des patrouilles de préparation au combat, ainsi que les exercices militaires autour de l’île de Taiwan, qui se sont déroulés du 8 au 10 avril.

Les opérations ont testé de manière exhaustive la capacité intégrée de combat conjoint des différents services et armes de l’Armée Populaire de Libération dans des conditions de combat réelles, selon le commandement.

Ce dernier a affirmé avoir «achevé avec succès» ses manœuvres militaires ayant visé à encercler pendant trois jours de Taïwan. Le commandement militaire chinois a également indiqué avoir «accompli avec succès diverses tâches» de préparation militaire «autour de l’île de Taïwan avec l’exercice +Joint Sword+», a indiqué l’armée dans un message diffusé sur les réseaux sociaux. Il a «testé de manière approfondie sa capacité de combat» interarmées «en conditions réelles», a ajouté le commandement chinois.

La Chine a condamné au cours de ces trois jours d’exercices l’«intrusion» d’un destroyer américain dans un secteur de mer de Chine méridionale revendiqué par Pékin, après l’annonce par la marine américaine que le USS Milius y avait mené une «opération de liberté de navigation».

«Cette opération de liberté de navigation a respecté les droits, les libertés et les utilisations légales de la mer», a déclaré la marine américaine dans un communiqué, soulignant que le navire était proche des îles Spratly. Le navire est passé à moins de 12 milles nautiques (22 km) du récif Mischief, revendiqué par la Chine et d’autres pays de la région.

«Le destroyer lance-missiles USS Milius a mené une intrusion illégale dans les eaux adjacentes au récif Meiji dans les îles Nansha de Chine, sans l’approbation du gouvernement chinois», a déclaré Tian Junli, porte-parole du Commandement du théâtre sud de l’armée chinoise.

Ce dernier a indiqué, dans un communiqué, que l’armée de l’air chinois «a suivi et effectué une surveillance du navire».

Les manœuvres chinoises visaient à protester contre la rencontre, le 5 avril, de la dirigeante taïwanaise Tsai Ing-wen avec le président de la Chambre américaine des représentants, Kevin McCarthy.

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L’objectif de ces exercices étaient de simuler un «bouclage» du territoire de 23 millions d’habitants, a expliqué l’armée chinoise. Et notamment un «blocus aérien», selon la télévision d’État CCTV.

Le commandement du théâtre d’opérations Est de l’Armée a précisé que le Shandong, l’un des deux porte-avions de la Chine, a «participé à l’exercice du jour».

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De son côté, Taïwan a annoncé avoir détecté 11 navires de guerre et 59 aéronefs chinois autour de l’île le 10 avril. Et durant le week-end, des avions de chasse et des navires de guerre avaient simulé des bombardements ciblés contre l’île, dans le cadre de cette opération baptisée «Joint Sword» et dénoncée par Taïwan.

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