La station spatiale Tiangong-1 a terminé ses opérations et devrait retomber sur Terre d’ici la fin 2017,  d’après la directrice adjointe du bureau de l’ingénierie spatiale habitée, Wu Ping. La station spatiale a d’ailleurs cessé d’émettre ses signaux en mars.

Tiangong-1 (Palais céleste-1) a été lancée en septembre 2011, directrice adjointe du bureau de l’ingénierie spatiale habitée chinois, Wu Ping, la station doit se désintégrer en rentrant dans l’atmosphère terrestre l’an prochain.

Wu Ping a indiqué que la majeure partie de la station se désintégrerait dans l’atmosphère et ne représenterait qu’une infime menace pour la population sur Terre. « Compte tenu nos calculs et analyses, la plus grande partie du laboratoire spatial brûlera lors de la chute », a-t-elle assuré.

Cette annonce confirme la rumeur selon laquelle, le bureau de l’ingénierie a perdu le contrôle de Tiangong-1. En effet, si la station fonctionnait normalement, des opérateurs auraient procédé à sa désorbitation et à la faire tomber à un moment et à un endroit précis. Pour l’heure, les autorités chinoises surveillent Tiangong-1, afin de voir quand et où l’appareil retombera sur terre.

En cinq ans d’existence, la station a surveillé différents phénomènes naturels sur Terre, comme les feux de brousse en Australie et les inondations en Chine. La station a également initié le programme spatial chinois, en effectuant le premier arrimage d’un vaisseau chinois dans l’espace en novembre 2011.

A contrario, le laboratoire spatial Tiangong-2 pourra servir pour plus de 5 ans et coexistera avec la première station spatiale du pays. Cette doit terminer son mandant vers 2020, a indiqué un expert d’un programme spatial habité.

Tiangong-2 a été lancé le 15 septembre, avec à son bord une fusée porteuse Longue Marche-2F T2, depuis le Centre de lancement de satellites de Jiuquan, dans le désert de Gobi. Avec une durée de vie de conception de 2 ans, Tiangong-2 a été construit initialement comme un renfort pour Tiangong-1, qui a terminé sa mission en mars, a déclaré Zhu Congpeng, concepteur en chef de Tiangong-2.

« Mais nous espérons que Tiangong-2 peut servir pour plus de cinq ans, en considérant l’introduction de la technologie de propulseur en orbite pour la première fois« , a souligné ce dernier.

En avril 2017, le premier vaisseau cargo, Tianzhou-1, s’amarrera à Tiangong-2 pour le ravitailler en carburant et en matériel. « Si l’essai d’approvisionnement en carburant se solde par un succès, la Chine sera le deuxième pays après la Russie à maîtriser la technologie de propulseur en orbite« , a indiqué Zhu Congpeng à l’agence de presse, Xinhua.