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Education,SOCIETE

Triche, corruption, tout est bon pour entrer à l’université

Depuis plusieurs années, des familles chinoises payent des fortunes à leurs enfants pour accéder à des services de consultants afin d’assurer leur admission dans de grandes universités étrangères.

Tout un système de triche et de corruption de responsables sportifs a été mit en place, afin de garantir l’accès d’enfants ultra fortunés à des établissements réputés.

Le scandale des admissions aux grandes université a éclaté aux Etats-Unis, impliquant des stars d’Hollywood. Dans cette affaire, une famille chinoise a versé 6,5 millions de dollars pour faire entrer sa fille à Stanford, et une autre, 1,2 million pour intégrer Yale.

D’après un ancien conseiller d’orientation, interrogé par l’Agence France Presse, « il n’est pas rare de prôner ce genre de pratiques ».

Dans le monde des consultants et établissements qui préparent à l’admission dans des universités étrangères, « on ne parle pas de pots-de-vin mais… de donations. Le montant le plus bas atteint environ 10.000 dollars mais la moyenne tourne autour de 250.000 dollars », a expliqué ce dernier.

Tout n’est pas que fraude. La famille de Fu Rao a payé 250.000 yuans (36.300 dollars) pour un « consultant« , qui a aidé leur adolescente de 16 ans a être conseillée sur la manière de correspondre avec les professeurs….

Près d’une dizaine de parents interrogés par l’AFP sont prêts à tous sacrifier pour s’offrir ce type de services, car accéder à un enseignement supérieur à l’étranger reste risqué. En effet, par manque de temps, les étudiants ne peuvent pas passer le « gaokao« , l’examen d’admission dans les universités chinoises.

Aussi, « si un étudiant ne parvient pas à entrer dans une université à l’étranger, il lui est très difficile de reprendre ses études dans le système chinois. C’est donc un point de non-retour », a expliqué une mère.

Les revenus totaux créés par ces nouveaux services devraient s’élever à 35 milliards de dollars d’ici 2021, contre 28 milliards en 2017, selon un rapport publié en février par l’Association des étudiants et universitaires chinois, un organisme public.

Un tiers des étudiants étrangers sur les campus américains sont chinois, mais en mars 2019, ce chiffre a diminué pour la première fois en dix ans, sur fond de tensions politiques entre les deux pays.

La Chine fournit également le premier contingent d’étudiants étrangers en Grande-Bretagne, où les candidatures ont grimpé de 30% l’an dernier.

« Mais un diplôme étranger n’est pas une garantie absolue de meilleures perspectives d’emploi en Chine », a souligné Gu Huini, fondateur d’une « prépa » pour universités étrangères, Zoom In.

Ce dernier a expliqué que « les parents veulent donc désespérement envoyer leurs enfants dans les universités prestigieuses et pensent que la meilleure façon de battre la concurrence, c’est de commencer jeune ».

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