La société chinoise OneSpace a lancé le 17 mai 2018 sa première fusée dans l’espace, participant ainsi au boom de l’industrie spatiale privée dans le pays, en vue de concurrencer les Etats-Unis.

La start-up fait partie des dizaines d’entreprises du pays souhaitant s’imposer dans un marché spatial mondial très concurrentiel, et représentant en valeur 339 milliards de dollars (285 milliards d’euros) selon Bank of America Merrill Lynch. Al’heure actuelle, le secteur est dominé par les américains SpaceX, appartenant au milliardaire Elon Musk et la société Blue Origin.

La fusée lancée par OneSpace de 9 mètres de haut a décollé d’un site non précisé dans le nord-ouest de la Chine. Elle a atteint une altitude de 273 km puis est retombée comme prévu vers la Terre, a indiqué OneSpace dans un communiqué.

L’opération visait à collecter des données afin de concevoir une série de fusées baptisées OS-X. Chacune d’elles sera capable de placer en orbite terrestre une charge utile de 100 kg, a indiqué Chen Jianglan, porte-parole de l’entreprise OneSpace, qui espère en construire 20 avant la fin de la décennie.

La firme travaille aussi à la conception de fusées destinées à lancer des petits satellites, pour surveiller les cultures, la météo ou des sites de catastrophes. Moins chers à construire et plus faciles à déployés, les petits satellites sont devenu un marché lucratif, actuellement dominé par l’Inde.

Chen Jianglan a indiqué que l’entreprise avait attiré l’attention d’un «certain nombre d’entreprises européennes et asiatiques spécialisées dans les satellites (…) pour établir des partenariats stratégiques».

L’industrie spatiale chinoise a longtemps été dominée par les agences de recherche et l’armée. Depuis 2014, les entreprises privées à construire et lancer des satellites. Ainsi, une autre start-up chinoise, iSpace, a effectué en avril son propre test de fusée depuis l’île de Hainan.

L’espace, le nouveau levier économique