Une cérémonie commémorative, organisée par les autorités locales, a eu lieu ce 13 décembre à Nanjing, afin de commémorer le 80ème anniversaire du massacre de Nankin, par les japonais.

En 1937, les Japonais envahissent la Chine. Après avoir pris Shanghai, ils se lancent à l’assaut de Nanjing, la capitale. Le président Chiang Kaï-chek quitte la ville et déplace la capitale. Sur la route qui mène de Shanghai à Nankin, l’armée japonaise se livre à des exactions. Enfin, les Japonais arrivent aux portes de Nankin.

Le 13 décembre 1937, Nanjing est envahie par l’armée japonaise avant de subir un massacre de civils commis par les soldats japonais pendant de décembre 1937 à février 1938.

Près de 300 000 morts

Victimes du massacre sur les rives du fleuve Yangzi Jiang au côté d’un soldat japonais

Après un pilonnage de trois jours de la ville, les massacres à grande échelle commencent : exécutions à la baïonnette, au sabre ou à la mitrailleuse, viols et mutilations.

Les japonais pourchassent les troupes chinoises, et les officiers donnent l’ordre de tuer les prisonniers. Par la suite, les troupes sèment le chaos pendant six semaines.

Les soldats entrent dans les maisons et violent des milliers de femmes, y compris des petites filles et des femmes âgées.

Ils tuent au moindre mouvement de protestation. Des milliers de civils en fuite sont arrêtés et exécutés ; certains sont enterrés vivants. Le massacre prend fin en février 1938. Au total, au moins 300 000 morts sont comptabilisés par les autorités chinoises, beaucoup de victimes étant décédées plus tard de leurs blessures ou n’ayant pas été signalées.

Un évènement reconnu par l’Etat chinois et l’UNESCO

Mémorial du massacre de Nankin

Le « massacre de Nankin »/« viol de Nankin »  (appellations chinoises) ou « épisode de Nankin » (rhétorique japonaise) est classé parmi les crimes contre l’humanité commis au XXème siècle, même si le gouvernement japonais persiste à en nier l’importance.

En effet, pour certains historiens japonais révisionnistes, le massacre de Nanjing n’a jamais eu existé, tandis que d’autres minimisent l’ampleur du massacre en estimant que le nombre de victimes n’est que de quelques centaines.

Cependant en février 2014, l’Assemblée nationale populaire de Chine a décrété le 13 décembre journée nationale commémorative des victimes du massacre de Nanjing, suscitant de vive critique au Japon. De plus, en octobre 2015,  les documents relatifs au massacre de Nanjing sont inscrits au Registre de la mémoire du monde de l’UNESCO.