Le département d’État américain a condamné le 20 juillet dans un communiqué « les actions dangereuses et agressives » de la Chine, après un accrochage avec la marine philippine en mer de Chine méridionale au cours duquel un garde-côte philippin a été blessé.
« Le schéma préoccupant de provocations de la Chine à l’encontre des opérations maritimes légitimes des Philippines compromet la paix et la stabilité régionales et contredit directement les engagements répétés de la Chine à régler les différends de manière pacifique », a indiqué le département d’État dans un communiqué.
Le chef de la diplomatie américaine, Marco Rubio, est arrivé à Manille dabs a matinée du 21 juillet dans le cadre du sommet de l’Association des nations d’Asie du Sud-Est (ASEAN). Son entourage n’a pas confirmé publiquement une réunion avec son homologue chinois, Wang Yi, qui sera également présent les 22 et 23 juillet à Manille, mais le secrétaire d’État américain a dit être ouvert à la possibilité d’une telle rencontre. Il l’avait d’ailleurs rencontré en marge de l’Asean l’année dernière à Kuala Lumpur.
Pékin évoque une « complète inversion de la vérité »
Dans un article publié dans la presse philippine mardi matin, Marco Rubio y a évoqué l’engagement américain « en faveur de la liberté de navigation en Asie du Sud-Est » et a réaffirmé le parapluie défensif des États-Unis dans la région.
« Cette liberté n’est en aucun cas garantie. Si ces eaux tombaient sous le contrôle d’une puissance disposée à utiliser le commerce comme une arme géopolitique, tant les États-Unis que les États de l’Asean seraient confrontés à de nouvelles menaces graves pour leur souveraineté, leur sécurité et leur avenir économique », a-t-il écrit dans une allusion directe à la Chine qui multiplie les ingérences dans cette voie maritime cruciale pour le commerce mondial.
L’armée philippine a accusé les garde-côtes chinois d’avoir blessé un marin philippin le 20 juillet, alors qu’ils s’approchaient d’un avant-poste dans une zone disputée en mer de Chine méridionale. Les garde-côtes chinois ont réagi à ces accusations dans un communiqué, qualifiant la version présentée par Manille de « complète inversion de la vérité ».
La Chine revendique la souveraineté sur la quasi-totalité de la mer de Chine méridionale, un important carrefour de routes maritimes commerciales, au grand dam de plusieurs pays riverains, et ce malgré une décision internationale jugeant sa position sans fondement juridique.