Le président Xi Jinping a assisté ce 1er juillet 2022 aux festivités marquant le 25e anniversaire de la rétrocession de la ville à la Chine.

En ce 1er juillet, des drapeaux rouges représentant la République populaire de Chine flottaient dans tous les coins de rue de Hong Kong. Pour Pékin, rien ne doit perturber la cérémonie qui marquera le 25e anniversaire de la rétrocession de la ville, la fin du mandat houleux de Carrie Lam, et l’intronisation de l’ancien chef de la police locale, John Lee, à la tête du gouvernement local de Hong Kong.

A cette occasion, le président chinois Xi Jinping a vanté la gouvernance de Hong Kong depuis sa rétrocession à Pékin, saluant une « vraie démocratie ».

Lors d’une cérémonie, qui comprenait aussi le serment fait par le nouveau chef de l’exécutif local, Xi Jinping a assuré que Pékin avait toujours agi « pour le bien de Hong Kong ». « Après la réunification avec la mère patrie, les habitants de Hong Kong sont devenus les maîtres de leur propre ville », a-t-il déclaré, assurant que la « vraie démocratie » avait commencé à ce moment-là.

Interrogée par l’Agence France Presse, Emily Lau, ancienne membre de l’opposition du Conseil législatif, a rétorqué que « la vraie démocratie n’a jamais commencé à Hong Kong – ni avant ni après 1997 », ajoutant que la ville avait toutefois « perdu des libertés ».

Cette visite est le premier voyage du président chinois hors de Chine continentale depuis le début de la pandémie de Covid-19, fin 2019. Elle est aussi la première à Hong Kong depuis les manifestations de 2019.

« Après toutes les tempêtes, tout le monde a douloureusement appris que Hong Kong ne peut pas tomber dans le chaos et que Hong Kong ne peut pas se permettre le chaos », a déclaré Xi Jinping. Hong Kong « doit se débarrasser de toutes les nuisances et se concentrer sur le développement », a assuré ce dernier.

Or de nombreuses critiques du gouvernement chinois s’élèvent depuis l’instauration de la loi sur la sécurité nationale en 2020. Le secrétaire d’Etat américain Antony Blinken a d’ailleurs déploré le 30 juin l' »érosion de l’autonomie«  provoquée par cette loi dans le territoire. Le Premier ministre britannique Boris Johnson a lui promis de ne pas « abandonner » Hong Kong.

Des critiques ignorées par Xi Jinpingn qui a salué le principe « un pays, deux systèmes », comme « un bon système » qui « doit être maintenu à long terme ». D’ailleurs, ce dernier a donné toute sa confiance et son soutien au prochain chef de l’exécutif, John Lee. « Les autorités centrales soutiendront pleinement M. Lee et le nouveau gouvernement de la RAS de Hong Kong dans la gouvernance conformément à la loi », a indiqué Xi Jinping.

« Nous avons une confiance totale en vous et dans le nouveau gouvernement de la RAS de Hong Kong, et nous avons une confiance totale dans l’avenir de Hong Kong », a ajouté le président chinois, cité par l’agence de presse Xinhua.

Il a souhaité que John Lee « s’acquitte fidèlement de ses responsabilités constitutionnelles en tant que chef de l’exécutif et dirige le gouvernement de la RAS de Hong Kong en appliquant pleinement et fidèlement le principe ‘un pays, deux systèmes’ et la Loi fondamentale de la RAS de Hong Kong ».