Après que les autorités chinoises ont admis ce mardi 2 février que Gui Minhai, un libraire de nationalité suédoise, était de nouveau détenu et faisait l’objet d’accusations pénales, William Nee, spécialiste de la Chine à Amnesty International, a déclaré que « Gui Minhai doit être libéré libéré. Sa famille et lui ont assez souffert, leur cauchemar devrait être terminé mais il se répète ».

Dans un communiqué publié sur le site, Amnesty Internationale assure que « les autorités chinoises agissent de manière éhontée et scandaleuse. Elles n’ont pas encore véritablement expliqué pourquoi elles avaient emmené Gui Minhai, alors qu’il voyageait avec des diplomates suédois. Il faut que cet homme soit libéré. Sa famille et lui ont assez souffert, leur cauchemar devrait être terminé mais il se répète ».

Il est totalement ridicule que l’État chinois fasse la leçon à d’autres au sujet du respect, lui qui a le plus grand mépris pour l’équité des procès et les autres droits humains. Il est crucial que, tant que Gui Minhai sera en détention, il reçoive les soins médicaux dont il aura besoin ou qu’il demandera, bénéficie d’une assistance consulaire et puisse consulter les avocats de son choix. Les autorités chinoises ne peuvent pas se permettre de contourner la loi simplement parce qu’elles estiment arbitrairement qu’une affaire est grave.

L’ONG de défense des Droits de l’Homme a précisé que Gui Minhai a été emmené le 20 janvier par une dizaine d’agents en civil, alors qu’il se trouvait à bord d’un train en compagnie de deux diplomates suédois. Souffrant peut-être d’une sclérose latérale amyotrophique (SLA), communément appelée maladie de Lou Gehrig, il se rendait dans la capitale pour obtenir un diagnostic.

L’éditeur suédois Gui Minhai est bien détenu par Beijing