mardi, juillet 16

Après la Mongolie, un envoyé du Pape attendu en Chine

Le pape François a rencontré des membres du clergé lors d’une réunion avec des évêques, des prêtres, des missionnaires, des consacrés et des agents pastoraux à la cathédrale Saints Pierre et Paul d’Oulan-Bator, le 2 septembre 2023.

La toute première visite du pape en Mongolie, à la frontière de la Chine, a incité plusieurs catholiques chinoise à se rendre en Mongolie pour voir le souverain pontife en personne, tout en restant discrets, afin d’éviter des représailles à leur retour

Des catholiques chinois se sont pressés en Mongolie pendant les 2 et 3 septembre pour saluer le Pape et profiter d’une démonstration publique de leur foi, tout en faisant « profil bas » par peur de représailles.

La Chine abrite quelque 12 millions de catholiques tiraillés depuis des décennies entre les célébrations religieuses strictement encadrées par le gouvernement chinois et les églises clandestines soutenues par le Vatican.

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La toute première visite du pape en Mongolie a poussé plusieurs catholiques chinoise à se rendre sur la place principale de la capitale d’Oulan Bator pour voir le souverain pontife en personne. Plusieurs d’entre eux portaient ainsi masques et lunettes de soleil pour dissimuler leur visage.

Durant plusieurs années, le Pape François s’est efforcé d’établir des liens avec la Chine et le Saint-Siège a conclu en 2018 un accord avec la Chine lui permettant d’avoir lui aussi son mot à dire sur la sélection des prélats dans le pays.

Lire aussi : L’accord Vatican-Chine confirmé par le Pape François

La Chine est officiellement athée et le gouvernement exerce un contrôle strict sur toutes les institutions religieuses, notamment en surveillant les sermons et en sélectionnant les évêques.

Formellement, la Constitution chinoise garantit la liberté religieuse mais les ONG affirment que les organisations religieuses sont régulièrement confrontées à des persécutions et que la liberté de culte est entravée, une tendance qui se serait renforcée pendant le mandat du président Xi jinping.

Lors de son allocution, le Pape a tenté de convaincre les pays comme la Chine qu’ils n’avaient aucune raison de se méfier de l’Eglise ou des croyants. « Les gouvernements […] n’ont rien à craindre de l’action évangélisatrice de l’Église, parce que celle-ci n’a pas d’agenda politique à poursuivre », a-t-il assuré.

Prochaine visite en Chine de l’envoyé spécial du pape François

Une porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères a confirmé que le Cardinal Matteo Zuppi est attendu prochainement en Chine en tant qu’envoyé spécial du Pape François pour rechercher la paix en Ukraine.

Il a affirmé que la Chine était prête à travailler avec toutes les parties et à continuer à jouer un rôle constructif dans la désescalade de la situation.

La porte-parole Mao Ning a ajouté que Li Hui, représentant spécial du gouvernement chinois pour les affaires eurasiennes, rencontrera le cardinal Matteo Zuppi.

« Sur la question de l’Ukraine, la Chine s’est toujours engagée à promouvoir les pourparlers de paix. Nous sommes prêts à travailler avec toutes les parties et à continuer à jouer un rôle constructif dans la désescalade de la situation », a affirmé Mao Ning.

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