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Hong Kong,RÉGIONS SPÉCIALES

Aucune concession donnée aux manifestants à Hong Kong

Song Ru’an, adjoint au bureau du ministère des Affaires étrangères à Hong Kong a exclu le 25 septembre toute nouvelle concession aux manifestants prodémocratie.

Ce dernier a prit la parole à la veille d’un premier dialogue entre la cheffe de l’exécutif Carrie Lam et des représentants de la population hongkongaise.

Hong Kong traverse sa pire crise politique depuis sa rétrocession en 1997 à la Chine continentale avec, depuis juin, des manifestations et actions quasi-quotidiennes pour dénoncer un recul des libertés ou demander des réformes démocratiques.

Carrie Lam, qui suscite la colère des manifestants à cause de son intransigeance, va rencontrer ce 26 septembre au soir 150 Hongkongais tirés au sort, au cours du premier «dialogue» avec la population.

Or, Song Ru’an a déclaré qu’il revenait au gouvernement local de Hong Kong de décider de la manière de gérer les manifestations, tout en rejetant les revendications des manifestants prodémocratie.

Donner «une réponse ne signifie pas [faire] une concession», a déclaré l’adjoint au bureau du ministère des Affaires étrangères à Hong Kong. Il a qualifié les demandes des manifestants de «chantage et de coercition politiques flagrants». Ces propos montrent la marge de manœuvre très limitée de Carrie Lam.

La mobilisation est née du rejet d’un projet de loi hongkongais qui devait autoriser les extraditions vers la Chine, aujourd’hui abandonné. Depuis les revendications se sont considérablement élargies : enquête indépendante sur les violences policières, libération immédiate des personnes arrêtées, et le suffrage universel.

Les militants prodémocratie accusent Beijing de renier ses promesses en augmentant son emprise politique sur l’île, et en refusant de lui accorder un véritable suffrage universel.

En effet, le gouvernement chinois avait accepté le principe du suffrage universel pour l’élection du chef du gouvernement de la région semi-autonome. Mais seuls deux ou trois candidats adoubés par un comité aux ordres du pouvoir peuvent se présenter aux élections.

Ce dispositif est à l’origine du Mouvement des parapluies en 2014. Des milliers des manifestants avaient alors réclamé – en vain – l’instauration d’un vrai suffrage universel en bloquant le cœur financier de la ville pendant des semaines.

Song Ru’an a indiqué que la réintroduction de la question du suffrage universel n’est pas à l’ordre du jour, car «cela ne ferait qu’aggraver la situation». Interrogé sur la légitimité des griefs exprimés par les Hongkongais, il a reconnu que Hong Kong avait des « problèmes », sans préciser lesquels.

Il a par ailleurs appelé les manifestants pacifiques à prendre leurs distances avec les groupuscules radicaux. En effet, les manifestations ont souvent dégénéré en affrontements violents entre radicaux et forces de l’ordre.

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