Le Forum de la finance internationale de ce printemps 2021  s’est tenu à Beijing, en Chine, avec un focus sur la gouvernance mondiale à l’ère post-épidémie.

Le 29 mai, la Conférence de printemps 2021 du Forum de la finance internationale (International Finance Forum, IFF) s’est ouverte à Beijing. Organisée sur le thème «L’ère post-épidémie : gouvernance mondiale et coopération internationale», les conférenciers se sont concentrés sur la «reprise verte» de l’économie mondiale.

Ce Forum international de la finance (IFF) est une organisation internationale dont le siège est basé à Beijing. Depuis sa création en 2003, il a accueilli avec succès 17 conférences annuelles mondiales.

Le forum se déroule à la fois en ligne et hors ligne en Chine. Outre la cérémonie d’ouverture et de la séance plénière qui a eu lieu à Beijing en Chine, 13 débats spéciaux auront lieu sur la finance durable à l’échelle mondiale, la coopération mondiale contre l’épidémie, la coopération mondiale en faveur du climat, la neutralité carbone et la monnaie numérique, les changements et les défis de la structure économique mondiale, la Route de la Soie verte et d’autres domaines. Enfin, le « Rapport 2021 du Forum financier international de la Chine » sera publié lors de ce forum.

Dans son discours d’ouverture, Zhou Xiaochuan, ancien gouverneur de la Banque centrale de Chine, a déclaré qu’en raison de l’impact de l’épidémie de Covid-19, le risque d’endettement de certains pays en développement a augmenté.

Alors que le G20 a présenté en 2020 une initiative visant à suspendre le remboursement de la dette des pays les plus pauvres et un cadre commun pour le traitement ultérieur de la dette, la Chine a fourni plus d’1,3 milliard de dollars d’allègement de la dette.

La Chine serait désormais le pays avec le plus grand montant d’allègement de la dette parmi les pays du G20. Actuellement, «la Chine accélère la construction d’un nouveau modèle de développement dans lequel les cycles national et international sont le pilier et les doubles cycles national et international se favorisent mutuellement», d’après ce dernier.

La Chine a annoncé son intention de continuer à être «l’usine du monde» mais aussi le marché du monde. Tout en augmentant la demande intérieure, la Chine continuera d’élargir son ouverture, et son développement et ses ouvertures soutenues donneront une forte impulsion à la reprise de l’économie mondiale.

Lors de son allocution, Kristalina Gueorguieva, présidente du Fonds monétaire international, a évoqué les efforts de la Chine en matière de coopération anti-épidémie mondiale, jugés «louables».

Cette dernière a rappelé que le Fonds monétaire international avait relevé les prévisions de croissance économique de la Chine cette année à 8,4%, et d’ici 2026, la contribution moyenne de la Chine à la croissance mondiale devrait dépasser les 25%.

Pour Jin Yong, 12e président de la Banque mondiale, le «modèle chinois» dans la lutte contre l’épidémie a eu «un effet éclairant sur le monde. Les investissements dans les domaines de la santé publique et de la médecine de la Chine sont rentables, car ils sauvent non seulement la vie des gens mais peuvent aussi permettre de faire des économies et favoriser la croissance économique. Le rétablissement rapide de la Chine après l’épidémie en est le meilleur exemple».

De son côté, Antonio Guterres, le secrétaire général de l’ONU, a déclaré que pour faire face efficacement à l’impact de l’épidémie, il était nécessaire de réduire l’écart en matière de vaccination dans le monde et de fournir davantage de soutien aux pays en développement au bord de la crise de la dette.

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Pour Kristalina Gueorguieva, la reprise économique mondiale est inégale selon les pays, car quelques économies de marché développées et émergentes enregistrent une forte reprise, alors que les pays pauvres sont relativement à la traîne. Cette dernière a mit en avant que tous les pays devraient travailler ensemble pour soutenir les pays les plus vulnérables.

Enfin, Herman Van Rompuy, coprésident de l’IFF et ancien Premier ministre belge, a quant à lui déclaré lors de la réunion plénière que l’épidémie de COVID-19 n’est pas «le dernier défi pour l’humanité. Ce n’est que lorsque les pays seront unis qu’ils pourront relever davantage de défis».