A la fin des discussions sino-américaines le 3 mai à Beijing, le gouvernement chinois a averti les Etats-Unis qu’aucun accord ne serait mit en application si Washington applique de nouveaux droits de douane et autres mesures de restriction

Suite aux entretiens entre le secrétaire américain au Commerce Wilbur Ross et le vice-Premier ministre chinois Liu He, un court communiqué de presse a été diffusé, dans lequel il n’est fait mention d’aucun nouvel accord bilatéral.

«Les deux parties ont eu de bons échanges concernant la mise en oeuvre du consensus de Washington et dans de nombreux domaines comme l’agriculture et l’énergie, elles ont obtenu des progrès positifs et concrets», souligne le communiqué, ajoutant que les détails devront faire l’objet d’une «confirmation définitive».

Entre menace et négociations, la Chine reste sur ses positions, en assurant l’ouverture de son pays aux entreprises étrangères et à l’augmentation des importations en provenance de nombreux pays dont les Etats-Unis.

La Chine représente 2% des importations américaines d’acier mais l’essor massif de son secteur sidérurgique a provoqué une surabondance de l’offre mondiale et une baisse des cours.

«La réforme, l’ouverture et l’expansion de la demande intérieure sont des stratégies nationales. Notre rythme établi ne changera pas», précise le communiqué. Cependant, «si les Etats-Unis instaurent des sanctions commerciales, notamment des barrières tarifaires, tous les accords économiques et commerciaux négociés par les deux parties seront nuls et non avenus», a avertit Beijing

Arrivé le 2 mai à Beijing, Wilbur Ross est arrivé samedi à Pékin pour des discussions visant à aplanir les divergences commerciales entre les deux plus importantes économies de la planète.

Chargé par la présidence américaine, Wilbur Ross doit obtenir de la Chine qu’elle s’engage plus fermement à acquérir des matières premières et agricoles américaines afin de réduire le déficit commercial américain évalué à 375 milliards de dollars (320 milliards d’euros).

Cependant, le secrétaire américain au Trésor, Steven Mnuchin, attend plus de la Chine, car pour lui «il ne s’agit pas seulement d’acheter plus de marchandises, il s’agit de changements structurels».