Les autorités chinoises ont refusé d’apparaître comme la rivale de l’Union européenne, ce 14 mars, après la présentation par la Commission européenne d’un plan visant à « rééquilibrer » les relations avec la Chine, en matière d’investissements et de sécurité dans les télécoms.

La commission a proposé le 13 mars des mesures visant à pousser Beijing à accepter une réforme des règles de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), notamment en matière de subventions et de transferts forcés de technologie.

La Commission souhaite parvenir à des relations plus équilibrées avec la Chine et veut l’inciter à respecter les engagements communs déjà existants. Ces engagements concernent l’économie, mais aussi la lutte contre le réchauffement climatique.

Les dirigeants européens doivent signer ce plan en 10 points lors d’une réunion la semaine prochaine à Bruxelles, au moment où les Etats-Unis font un lobbying anti-Huawei auprès de ces alliés dans leurs projets d’infrastructures de communications. Ils ciblent principalemnt les réseaux 5G, arguant qu’ils pourraient servir à des fins d’espionnage.

La valeur des échanges commerciaux entre l’Union Européenne et la Chine représente plus d’un milliard d’euros par jour. Mais le vice-président de la Commission européenne, Jyrki Katainen, a déclaré que l’UE avait besoin de relations économiques « plus équilibrées » et de « plus de réciprocité ».

De hauts responsables européens ont plaidé pour des mesures immédiates contre la Chine, afin de protéger les valeurs et les normes de l’UE, principal partenaire commercial de l’Union, considérée comme un « rival« .

En réaction, Beijing a invité mercredi l’Union européenne à adopter « une attitude objective, juste et rationnelle » à son égard, appelant à ne pas transformer « concurrence en rivalité« .

« Nous espérons que l’UE adoptera une attitude objective, juste et rationnelle à l’égard du développement de la Chine et de son nouveau cycle de réformes et d’ouverture« , a exhorté le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Lu Kang.

L’Union européenne est préoccupée par le manque d’ouverture du marché chinois aux entreprises étrangères et par les subventions accordées aux entreprises publiques, qui faussent la concurrence.