« La Chine n’entend pas durcir sa politique à l’égard de l’UE à cause de sa guerre commerciale avec les États-Unis », a déclaré le Premier ministre, Li Keqiang, à la veille du neuvième cycle du Dialogue stratégique sino-européen de haut niveau, prévu le 18 mars à Bruxelles.

Interrogé par Sputnik News, Anatoli Bajan, de l’Institut de l’Europe affilié à l’Académie des sciences de Russie, a expliqué que « la Chine souligne que les guerres commerciales, ce n’est pas son choix pour résoudre les problèmes« .

Pour ce dernier, « l’Union européenne ne règle pas ses problèmes avec la Chine en augmentant les droits de douane, comme le font notamment les États-Unis. De son côté, la Chine n’entend pas non plus ‘faire la guerre’ à l’UE. Il y a également entre Bruxelles et Washington de graves divergences, la ‘nouvelle’ politique de Trump discriminant l’industrie européenne».

«Cela est très important. […] Il est toutefois difficile de s’imaginer que l’Union européenne puisse se solidariser ouvertement avec la Chine dans sa confrontation avec les États-Unis», a estimé Anatoli Bajan.

D’ailleurs lors d’une conférence de presse en marge de la session législative annuelle, Wang Yi a assuré que « la Chine est convaincue que l’Europe gardera à l’esprit ses intérêts fondamentaux à long terme, et adoptera à son égard une politique indépendante, constante et tendant vers l’avant ».

Pour le professeur Wang Yiwei de l’Institut des relations internationales auprès de l’université Renmin de Chine, Wang Yi « n’a pas cité les États-Unis, mais on comprend bien qu’il s’agissait justement de ces derniers ». Ce dernier a indiqué que «l’Europe a besoin d’une politique indépendante à l’égard de la Chine».