Près de 500 personnes ont marché ce samedi 14 janvier à Dar es Salaam pour défendre la cause de la protection des éléphants victimes du braconnage.

D’après l’Agence France Presse, la moitié des manifestants étaient issus de la communauté chinoise de Tanzanie. Ils ont marché 5km dans les rues de la capitale économique.

Ces derniers ont organisé une opération de sensibilisation, baptisée « Marche pour les éléphants », à laquelle participait notamment l’ambassadeur de Chine en Tanzanie, Lu Youqing.

La Tanzanie est l’un des pays qui comptent la plus importante population d’éléphants sur le continent africain, mais il est aussi l’un des plus touchés par le braconnage. Le dernier recensement, réalisé entre 2009 et 2014, notait que la population avait diminué de 60%.

Le général Gaudence Milanzi, également secrétaire permanent du ministère tanzanien des Ressources naturelles et du Tourisme, a rappelé le poids économique des éléphants pour son pays. En effet, l’industrie touristique dépend de la présence de ces pachydermes. Faisant d’ailleurs du tourisme le premier secteur économique du pays.

« Les éléphants figurent en tête des attentes des touristes qui viennent visiter notre pays. Les éléphants constituent un actif important pour notre pays et le gouvernement est déterminé à mettre un terme au braconnage« , a déclaré Gaudence Milanzi à la presse.

La Chine est l’une des principales sources de la demande mondiale d’ivoire, alimentant le marché de l’ivoire de contrebande, provenant du braconnage entraînant la mort d’environ 30 000 éléphants d’Afrique par an.

Cependant, face à l’ampleur de la situation, Beijing a décidé fin décembre d’ interdire tout commerce et transformation de l’ivoire dans le pays d’ici fin 2017.