Le nombre de cas du COVID-19 aux Etats-Unis a atteint le 10 mars, 1001 dont 28 décès, selon le Center for Systems Science and Engineering (CSSE) de l’université Johns Hopkins.

De son côté, le Centre américain de contrôle et de prévention des maladies (CDC) a fait état de 696 cas. En effet, les premiers kits de dépistage du coronavirus, ont parfois donné des résultats non concluants – ni positifs, ni négatifs.

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Dans une étude publiée le 9 mars dans le Journal of the American Medical Association, des épidémiologistes des universités Johns Hopkins et Stanford ont indiqué que le seul test utilisé au début de l’épidémie était celui développé par les Centres américains de contrôle des maladies (CDC).

Celui-ci se basait sur la même technologie qu’un test mis au point en Allemagne et distribué dans le monde entier après avoir reçu l’aval de l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Mais à cause d’un problème de réactif, ces kits ont parfois donné des résultats ni positifs, ni négatifs.

De plus, les premiers tests ont principalement concerné les personnes ayant voyagé dans les zones à risque et celles ayant été en contact avec des personnes infectées.

L’Agence américaine du médicament (FDA) avait interdit aux laboratoires publics des Etats américains de mettre au point et de distribuer leurs propres tests basés sur celui de l’OMS. L’interdiction n’a été levée que le 29 février, après l’annonce du premier décès dû au coronavirus aux Etats-Unis et plus d’un mois après la confirmation du premier cas.

Des critères plus larges de détection et des tests plus diversifiés « auraient pu aider à identifier les premiers cas aux Etats-Unis et à contenir le virus », a indiqué Michelle Mello, de l’université de Stanford, coauteure de l’étude. Cette dernière reproche aux CDC d’avoir « mis tous leurs oeufs dans le même panier ».