La croissance économique est restée stable, à 6,7% au troisième trimestre, selon le Bureau national des statistiques, accordant un léger répit à la seconde puissance économique mondiale, en prise avec un marché immobilier morose et une envolée de l’endettement.

Le produit intérieur brut (PIB) a progressé de 6,7% sur un an pour la période juillet-septembre, exactement comme aux 1er et 2e trimestres, a annoncé le Bureau national des statistiques (BNS).

D’ailleurs, le PIB a progressé de 6,7% en glissement annuel au cours des trois premiers trimestres de 2016 pour atteindre 52.997 milliards de yuans (7.870 milliards de dollars).

Ce chiffre est meilleur que la prévision médiane de 18 experts, qui assurait que la croissance du PIB allait ralentir à 6,6% de juillet à septembre, après s’être stabilisée à 6,7% au deuxième trimestre.

D’ailleurs, lundi 17 octobre, plusieurs économistes assuraient que « même affaibli, le géant asiatique reste l’un des principaux moteurs de la croissance planétaire, la première puissance commerciale et un grand consommateur de matières premières, qui oriente largement les marchés mondiaux », selon l’Agence France Presse.

Mais ce mercredi 19 octobre, Beijing devrait réaliser son objectif d’une croissance annuelle comprise entre 6,5% et 7%, même si la relance se base l’octroie de crédit à bas coût.

Interrogé par l’AFP, Julian Evans-Pritchard, de Capital Economics, a expliqué que cette résistance du PIB « peut s’expliquer par une croissance plus forte dans les services immobiliers (…) mais les services financiers ont également probablement été revigorés par rapport à l’an dernier« .

De plus, les assouplissements monétaires adoptées depuis fin 2014, les réductions fiscales et la hausse des investissements immobiliers dopés par le crédit bon marché ont favorisé un récent sursaut de l’activité manufacturière.

« C’est une reprise économique modérée, aidée par les mesures de relance des autorités« , tandis que les dépenses publiques restent élevées et la politique monétaire très accommodante, a indiqué de son côté, Shen Jianguang, analyste de Mizuho.

Selon le porte-parole du BES, Sheng Laiyun, « l’économie chinoise s’est développée de manière stable avec des progrès et une amélioration de la qualité, du fait de l’élargissement approprié de la demande globale, la réforme structurelle du côté de l’offre, l’anticipation positive du développement et l’accélération de la formation de nouveaux moteurs ».