De nouvelles infections au Covid-19 ont été recensées à Shanghai, Tianjin et Manzhouli (Mongolie intérieure) au cours de ces derniers jours, les experts présagent que l’épidémie de Covid-19 semble prête à repartir dans certains endroits de Chine.

Toutefois, ils assurent que les mesures mises en place lors de l’apparition de foyers épidémiques de Covid-19 en début d’année permettront aux personnels concernés de faire face aux risques potentiel d’une deuxième vague épidémique de Covid-19 principalement provoquée par des marchandises importées.

D’après les derniers rapports des commissions municipales de santé, Shanghai a enregistré deux nouveaux cas de Covid-19 le week-end dernier. Le cas du samedi 21 novembre a été détecté grâce au dépistage de 15 416 cas contacts.

Depuis que la municipalité de Tianjin dans le nord de la Chine a débuté son dépistage à grande échelle le 21 novembre matin, elle a testé près de 2,24 millions de résidents dans le nouveau district de Binhai. Selon les autorités locales, 10 infections locales de Covid-19 ont été détectées récemment, dont 8 étaient liées à cette zone.

Dans le même temps, Manzhouli, le plus grand port terrestre de Chine à la frontière avec la Russie et la Mongolie, est placé en «quasi-confinement» le 22 novembre, avec 300 000 habitants testés aux acides nucléiques après la découverte de deux infections de Covid-19, le 21 novembre. Les sources de ces infections sont pour le moment incertaines.

D’après le Global Times, certaines de ces récentes infections domestiques de Covid-19 seraient plus ou moins liées à la persistance de l’épidémie à l’étranger. Le virus aurait été transmis par le biais de produits de la chaîne du froid, mais aussi par des voies d’importation de produits non réfrigérés.

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Les infections à Tianjin sont étroitement dues à un employé travaillant dans une usine de stockage de produits réfrigérés, mais celles de Shanghai ont débuté avec un inspecteur de la sécurité travaillant à l’aéroport international de Pudong, qui n’a eu aucun contact avec des produits surgelés importés.

Alors que le Covid-19 continue dans les pays étrangers et que les produits importés continuent d’être transportés vers les ports chinois, « il est difficile pour la Chine d’éradiquer le Covid-19, notamment avec l’approche de l’hiver, indiquent les observateurs », ont indiqué les experts.

Malgré le risque d’apparition de foyers sporadiques de Covid-19, le mécanisme anti-épidémique établi par la Chine permet toutefois d’endiguer la propagation du Covid-19 à un niveau contrôlable.

Interrogé par l’agence de presse Xinhua, Zhang Yuexin, un épidémiologiste basé dans le Xinjiang, a expliqué que la précédente épidémie de Covid-19 à Kashgar est liée à une usine de confection de vêtements dans le xian de Shufu. La contagion aurait vraisemblablement été provoquée par des marchandises contaminées importées de l’étranger.

«Les ports dans le Xinjiang ont été gardés de façon rigoureuse, mais il est possible que des conteneurs de marchandises internationales non liées à la chaîne du froid soient contaminés étant donné la prévalence de l’épidémie à l’étranger», a précisé ce dernier.

De son côté, Wu Zunyou, un épidémiologiste en chef du Centre chinois de contrôle et de prévention des maladies, a souligné qu’avec l’arrivée de l’hiver, l’ensemble de l’environnement du fret international deviendra similaire à celui de la chaîne du froid.

«Les faibles températures en hiver peuvent prolonger le temps de survie du virus dans les conteneurs et augmenter le risque d’infection lorsque les individus entrent en contact avec des produits dans cet environnement froid», a précisé ce dernier.

Les experts chinois suggèrent d’augmenter la fréquence du dépistage sur le personnel travaillant dans les zones à risques élevés, comme les ports et les aéroports, et le personnel travaillant avec des produits importés.

« Si ces personnes peuvent être testées fréquemment et placées en quarantaine après leur travail, à l’instar du personnel hospitalier, le risque qu’elles provoquent des infections domestiques serait largement réduit », a estimé Zhang Yuexin.

Ce dernier a indiqué que le personnel hospitalier devrait être testé tous les trois à sept jours et, lorsqu’ils sont en repos, ils devraient être placés en quarantaine dans des endroits désignés.

Écrit avec CIIE