Le ministère chinois de la Défense a dénoncé le 27 septembre le survol, jugé « provocateur » par des bombardiers américains, des mers disputées de Chine méridionale et orientale.

Le Pentagone a annoncé le 26 septembre que plusieurs B-52 avaient participé cette semaine à une opération conjointe avec des chasseurs japonais en mer de Chine orientale. D’autres de ces bombardiers ont également traversé « l’espace aérien international » en mer de Chine méridionale.

« Nous nous sommes toujours résolument opposés au comportement provocateur des avions militaires américains en mer de Chine méridionale et nous continuerons à prendre les mesures nécessaires pour y faire face efficacement », a déclaré Ren Guoqiang, porte-parole du ministère chinois de la Défense.

« Nous traversons juste une de ces périodes où il nous faut apprendre à gérer nos divergences », a indiqué – de son côté – le ministre américain de la Défense Jim Mattis à des journalistes au Pentagone, reconnaissant des « tensions ». Ce dernier a une nouvelle fois critiqué le renforcement des positions militaires de la Chine sur des îlots en mer de Chine du sud, à l’appui de ses revendications territoriales.

La Chine revendique la quasi-totalité de la mer de Chine méridionale tout comme ces voisins (Philippines, Vietnam, Brunei, Malaisie) qui ont des prétentions rivales et chaque pays contrôle plusieurs îles.  En mer de Chine orientale, Beijing revendique les îles Diaoyu (appelées Senkaku par le Japon), actuellement contrôlées par Tokyo.

Pour faire face à la Chine dans ces mers, Washington et ses alliés font régulièrement croiser des navires de guerre ou voler des bombardiers ou des chasseurs près d’îles contrôlées par Beijing. Des opérations baptisées « liberté de navigation ».

Quelques jours plutôt, le ministre des affaires étrangères, Wang Yi, a exhorté le Royaume-Uni à respecter sa promesse de ne pas prendre parti sur la question de la mer de Chine méridionale. D’ailleurs, en marge de l’Assemblée générale des Nations Unies, Wang Yi a rencontré son homologue britannique Jeremy Hunt, lui disant que « la Chine espérait voir le Royaume-Uni honorer concrètement ses promesses en respectant pleinement sa souveraineté nationale et son intégrité territoriale. (…) La Chine souhaite que le Royaume-Uni s’abstienne de tout ce qui pourrait nuire à la confiance mutuelle, afin de garantir un développement sain et stable des relations sino-britanniques ».