Le groupe chinois ZTE a annoncé le 9 mai la suspension de ses principales activités en raison des sanctions prises à son encontre par les Etats-Unis. Son avenir est désormais entre les mains de Donald Trump, qui vient d’annoncer sa collaboration avec Xi Jinping pour permettre à ZTE de reprendre rapidement ses activités.

Le 16 avril, Washington a interdit aux sociétés américaines de vendre des composants à ZTE pour une durée de sept ans, afin de sanctionner le fabricant de smartphones et équipementier télécoms pour avoir enfreint les termes des sanctions économiques imposées à l’Iran.

«En raison de ce décret d’interdiction, les principales activités de l’entreprise ont cessé», a indiqué ZTE dans des documents boursiers. «A l’heure actuelle, l’entreprise conserve suffisamment de liquidités et respecte strictement ses obligations commerciales (…)», a-t-il ajouté.

A l’instar des grands équipementiers télécoms, ZTE s’appuie sur des fournisseurs américains tels que Qualcomm ou Intel pour une bonne partie des composants utilisés dans ses smartphones et ses équipements de réseaux. D’après certains analystes, ZTE ne pourra pas rester compétitif même avec des fournisseurs non-américains.

Le 13 mai, le président américain, Donald Trump a été vivement critiqué par les parlementaires, républicains et démocrates, pour avoir annoncé  avec sa collaboration avec son homologue chinois Xi Jinping pour permettre à ZTE de reprendre ses activités.

ZTE a annoncé mercredi la suspension de ses principales activités en raison des sanctions prise contre lui. Washington a interdit en avril aux sociétés américaines de lui vendre des composants pendant sept ans.

«ZTE, le plus important groupe de télécoms chinois, achète une large part de ses pièces détachées aux société américaines. Cela est également lié à l’accord commercial plus large que nous négocions avec la Chine et à ma relation personnelle avec le président Xi», a déclaré le président américain lundi.

Wilbur Ross, secrétaire au commerce, a indiqué de son côté que son département explore différentes options, au-delà de l’interdiction de lui vendre des composants, pour sanctionner ZTE. Ce dernier n’a pourtant pas apporté de précisions à ces options.

Selon des sources proches du dossier, citées par l’Agence France Presse, le gouvernement chinois exige que la situation de ZTE soit réglée avant d’aborder des négociations commerciales plus larges.

Au pied du mur, ZTE demande à Washington de lever les sanctions