Le gouvernement a ouvert ce 23 juillet 2018 une enquête sur ses importations d’acier inoxydable, représentant 1,3 milliard de dollars (1,1 milliard d’euros). Cette enquête intervient suite à la plainte de producteurs locaux leur reprochant d’avoir provoqué une baisse des prix.

Cette enquête concerne les importations de billettes, de tôles et de plaques en acier inoxydable en provenance de l’Union européenne, du Japon, de Corée du Sud et d’Indonésie. Ces importations ont quasiment triplé l’an dernier, d’après le ministère chinois du Commerce.

Elle a été ouverte à la suite d’une plainte déposée par Shanxi Taigang Stainless Steel qui accuse ces produits importés de provoquer une chute des prix. Parmi les entreprises européennes visées figurent Aperam, basée au Luxembourg, l’espagnole Acerinox et la finlandaise Outokumpu Oyj.

Huit autres groupes étrangers et des entreprises chinoises, dont la filiale indonésienne de l’un des premiers producteurs mondiaux, Tsingshan Stainless Steel, sont également la cible de cette enquête.

Environ deux tiers des importations chinoises d’acier inoxydable sont provenues d’Indonésie en 2017, contre 5% en 2016 et aucune en 2015, a argumenté la plainte adressée au ministère chinois du Commerce. Les importations ont même atteint 86% au premier trimestre 2018.

L’Indonésie possède un sol riche en nickel et les coûts de production sont faibles, attirant les producteurs chinois. Cette hausse des importations a fait chuter les prix, passant de 23% à 1.867 dollars la tonne en 2017 contre 2.436 dollars en 2016.

«Si nous laissons ces produits continuer à pénétrer le marché chinois avec des prix faibles et prendre davantage de parts de marché, les ventes de produits fabriqués en Chine vont continuer à baisser», précise la plainte lue par l’agence de presse, Reuters.