Global Think Tank et du cabinet de recrutement Zhilian ont publié conjointement un « Rapport d’enquête 2018 sur l’emploi et l’esprit d’entreprise en Chine des migrants de retour en Chine ».

Les données montrent que la compétitivité entre les rapatriés a considérablement augmenté, rendant leur situation de plus en plus difficile. 60% d’entre eux touchent un salaire mensuel supérieur à 6 000 yuans, bien que les revenus ne sont pas à la hauteur de leurs attentes.

Désormais, le secteur financier est devenu le premier secteur accueillant le plus grand nombre de rapatriés, suivi du secteur numérique des services de technologie de l’information.

Les rapatriés retournent principalement à Beijing

Cette enquête s’est basée sur l’emploi et l’esprit d’entreprise chez les rapatriés, mais aussi leur évolution et changement d’emploi et de création d’entreprise chez la nouvelle génération des rapatriés après les « post-90 ».

Dans le même temps, le rapport a procédé à une analyse approfondie de la situation de la migration urbaine avant et après le rapatriement. 61% des rapatriés sont rentrés chez eux, après être retourné dans leur ville natale. Beijing est la ville principale choisie par les rapatriés : 13% ont déménagé à Beijing, 8% à Shanghai et 7% à Guangdong.

Dans le même temps, le  document a également souligné que les rapatriés dans les régions du Nord-Est, du Centre et de l’Ouest sont confrontés à d’importants défis, comme le « développement économique rapide » de la région, rendant leur recherche d’emploi difficile, car la concurrence y est forte.

42% des rapatriés peuvent trouver un emploi dans le secteur financier et atteindre le sommet en un mois. Ils sont 40% à pouvoir trouver un emploi en un à trois mois, alors que 13% doivent attendre entre quatre et six mois. Ils sont 5% à devoir attendre 6 mois ou plus pour débuter leur nouvelle carrière.

Par rapport aux données de l’enquête de 2017, la proportion de rapatriés ayant trouvé un emploi en l’espace d’un mois a augmenté de 10 points de pourcentage, tandis que la proportion de demandeurs d’emploi nécessitant six mois ou plus a diminué de 6 points de pourcentage. Selon auteurs du rapport, « le retour de la compétitivité des rapatriés sur le marché du travail national s’est certainement amélioré ».

Le secteur des finances : premier recruteur de rapatrié

Les données montrent que le recrutement des rapatriés se fait principalement dans le secteur financier (14%), les services de transmission d’informations/logiciels et de technologies de l’information (13%), les secteurs de la fabrication (12%), de l’éducation (11%), de la vente en gros et au détail (8%), de la culture, du sport et du divertissement (7%).

Le rapporteurs expliquent que cette année la proportion d’emplois dans le secteur financier dépassait de loin le secteur des services informatiques, redevenant le secteur le plus important dans l’emploi des rapatriés. Dans le même temps, la part de l’industrie manufacturière a également augmenté, passant du 5ème secteur de recrutement en 2017 au 3ème en 2018.

Il ressort également des données que, dans les industries les mieux classées, le choix des rapatriés dans l’industrie varie en raison des différences de sexe. Pour les femmes, les secteurs choisis sont dans l’éducation (15%) et la culture, et sport et et divertissement (10%). Alors que les hommes s’orientent vers le secteur financier (17%) et de la fabrication (15%).

Des revenus qui ne sont pas à la hauteur des attentes

Concernant les revenus, 70% des rapatriés ont un salaire – avant impôt – supérieur à 6 000 yuans (804€). À titre de comparaison, les rapporteurs expliquent que le groupe des 6 000 yuans et moins représentait la proportion la plus élevée, 33%.

Parmi les rapatriés ayant des revenus supérieurs à 6 000 yuans, le groupe de 6 001 à 8 000 (1 072€) yuans représentait 25%, le groupe de 8 001 à 10 000 (1 340€) yuans en représentait 15%, le groupe de 10 001 à 15 000 (2 010€) yuans en représentait 15%. Enfin, le groupe de rapatriés ayant un revenu d’au moins 15 000 yuans est de 12%.

Les femmes, possédant un revenu mensuel – avant impôt- égal ou supérieur à 8 000 yuans sont plus nombreuses que les hommes. A contrario, elles sont moins nombreuses, par rapport aux hommes, a touché un revenu mensuel de 800 à 11 000 yuans ou de plus de 10 000 yuans par mois.

Selon l’analyse de Global Think Tank et du cabinet de recrutement Zhilian, par rapport à 2017, la part du revenu mensuel – avant impôt – de 6 000 yuans a diminué de 12 points de pourcentage (48% en 2017), tandis que la fourchette de 6001 à 8 000 yuans et de 8001 à 100 000 yuans a augmenté de 2 points de pourcentage. Idem, la fourchette 10001-20000 yuan a augmenté de 7 points de pourcentage. « Le salaire des rapatriés s’est amélioré » d’après l’étude.

Dans un sondage, 20% des rapatriés interrogés estiment que leurs revenus sont « conformes ou supérieurs aux attentes », alors que 49% des rapatriés estiment que leurs niveaux de revenus sont inférieurs aux attentes et nettement inférieurs aux attentes.

Selon l’analyse, bien que le niveau de revenu global des rapatriés se soit amélioré par rapport à 2017, ces données montrent que 80% des rapatriés estiment que le niveau de revenu est inférieur aux attentes, contre 69% en 2017. De fait, la « contradiction avec les attentes s’est encore intensifiée ».