La pensée de Confucius a perduré durant des siècles, grâce aux écrits de ses disciples, et des penseurs et philosophes ayant étudiés sa parole. Ainsi la « pensée de Confucius » a été rédigé et développé par les disciples, lettrés, et philosophes.

Elle est parvenue à travers les Analectes, ou Entretiens, recueil de propos de Confucius et de ses disciples ainsi que de discussions entre eux, compilés par des disciples de deuxième génération.

Confucius n’a pas développé sa pensée de façon théorique. Elle nous est par sous la forme d’entretiens de Confucius avec ses disciples (Iou Tseu, Tseng Tseu, Meng I Tseu, Tzeu Iou, …).

L’harmonie de la société

Confucius crée un réseau de valeurs dans le but d’harmoniser les relations humaines. Face à la division des royaumes et conflits successifs de l’ancienne dynastie Zhou, Confucius souhaitait restaurer le mandat du Ciel qui conférait le pouvoir et l’efficacité à l’empereur.

Il interprète les anciennes institutions selon ses aspirations, créant ainsi l’« humanisme chinois », avec l’homme au centre des préoccupations et refusant d’évoquer les esprits ou la mort.

Confucius a tenté de fonder une morale positive, structurée par les « rites » et vivifiée par la « sincérité », mettant l’accent sur l’étude et la rectitude. Confucius n’a jamais voulu s’ériger en maître à penser, mais souhaitait développer chez ses disciples l’esprit critique et la réflexion personnelle.

Le concept central de la doctrine de Confucius est la bienveillance, avec comme norme  la moralité. Son enseignement visait à former les futurs hommes de pouvoir, mais il était ouvert à tous.

Selon Confucius, la soumission au père et au prince allait de soi garantissant ainsi une cohésion des familles et du pays. Mais celle-ci s’accompagnait d’un devoir de remontrances si le père ou le prince vont dans la mauvaise direction.

Les « cinq vertus »

La pensée de Confucius, le confucianisme n’est pas une religion car il n’y a pas de dogme, ni de clergé, ni de temple, ni d’une vision spirituelle (pas d’au-delà), mais un enseignement éthique.

L’acquisition de « cinq vertus » ou « cinq obligations » est au centre de la pensée confucianiste : la bienveillance (ren), la droiture (yi), la bienséance (li), la sagesse (zhi) et la loyauté ou fidélité (xin).

Ces « cinq obligations » sont les fondements de l’ordre et l’harmonie devant réguler les « cinq relations » : entre prince et sujets, père et enfants, frères aînés et puînés, mari et femme, amis et camarades. Il s’agit là de la piété filiale.

La Piété filiale, valeur majeure

Dans la philosophie confucéenne, la piété filiale est une vertu particulière car il s’agit d’être bon envers ses parents ; de prendre soin de ses parents ; de s’engager dans une bonne conduite non seulement envers les parents, mais aussi à l’extérieur de la maison afin d’apporter un bon nom pour ses parents et ancêtres ; de bien exercer les fonctions de son emploi de manière à obtenir les moyens matériels pour soutenir ses parents ainsi que procéder à des sacrifices aux ancêtres ; de ne pas être rebelle ; de démontrer de l’amour, respect et soutien ; de faire preuve de courtoisie ; d’assurer des héritiers mâles et maintenir la fraternité entre frères ; de judicieusement informer ses parents, y compris les dissuader de l’injustice morale ; d’afficher sa tristesse face à leur maladie et leur mort ; et d’effectuer des sacrifices après leur mort.

 

Image de Une – Livre des odes dans la version de Mao, avec commentaires (BNF)