Les élèves hongkongais du secondaire ont formé ce 2 septembre des chaînes humaines et des manifestants ont perturbé la circulation des métros, dans de nouvelles actions de la mouvance pro-démocratie après un week-end de violences.

Hong Kong connaît depuis trois mois sa plus grave crise politique depuis la rétrocession en 1997, avec des actions de contestation quasi quotidiennes pour dénoncer l’ingérence grandissante de la Chine dans les affaires intérieures de sa région semi-autonome.

Le gouvernement chinois affiche un soutien infaillible au gouvernement hongkongais, mais il a multiplié les manoeuvres d’intimidation de ses forces de l’ordre à la frontière ou encore de pressions sur les entreprises hongkongaises.

« La fin est proche » pour la mobilisation prodémocratie, a encore averti le 1er septembre, l’agence de presse Xinhua, sans donner plus de précisions. Mais, cela n’a pas empêché des manifestants vêtus de noir de se rassembler et de bloquer quelques stations de métro.

De même, des élèves du secondaire ont formé des chaînes humaines devant plusieurs lycées publics. Certains portaient des masques à gaz, des casques et des lunettes de protection, comme les manifestants pour se protéger des lacrymogènes.

Dans un établissement, une statue de Sun Yat-sen, grande figure politique qui avait proclamé la République chinoise en 1912, a été affublée d’un masque et de lunettes.

Des manifestants avaient également appelé à une grève générale ce 2 septembre, mais celle-ci ne semblait pas avoir pris en milieu de journée, d’après l’Agence France Presse.

Des étudiants comptent également manifester dans l’après-midi et prévoient un boycott de deux semaines.