Hong Kong fait face à de nouvelles turbulences avec des appels à la grève générale et à un boycott des cours dans les universités.

Les autorités hongkongaises ont autorisé deux nouvelles manifestations, alors que plusieurs mouvements d’opposition ont appelé à la grève générale.

Dès les premières heures de la journée de ce lundi 2 septembre, les manifestants ont bloqué les métros et trains durant les heures de pointe. Habillés de noir, plusieurs manifestants ont bloqué les portes des trains dans plusieurs stations, causant d’importants retards sur tout le réseau.

Par ailleurs, les universités devaient reprendre les cours ce 2 septembre après les vacances d’été, mais les étudiants ont appelé à boycotter les cours pendant deux semaines ainsi qu’à un rassemblement cet après-midi.

Hong Kong est en proie à d’importants mouvements de contestation depuis trois mois, suite au rejet d’un projet de loi autorisant les extraditions vers la Chine. Par la suite, le mouvement de contestation a élargi ses revendications : dénonçant un recul des libertés et de l’ingérence grandissante de la Chine dans les affaires de la région semi-autonome, en violation du principe « Un pays, Deux systèmes » qui érigé lors de la rétrocession en 1997.

Hong Kong a connu le 31 août une journée de protestations parmi les plus violentes depuis le début du mouvement. Le lendemain, des milliers de manifestants ont tenté de bloquer les accès de l’aéroport en érigeant des barricades à l’aide de chariots à bagages, avant d’être chassés par la police.

A lire aussi : La Chine comparée à l’Allemagne nazie

Des violences ont eu lieu dans plusieurs quartiers dans la nuit de samedi à dimanche 1er septembre.