La Chine a envoyé son plus grand navire lanceur de missiles et plus de 2.000 soldats près des côtes du Japon, afin de participer à une simulation de guerre organisée par la Russie. Cet exercice militaire est un message clair envoyé par le Japon.

La Chine a envoyé une flottille dirigée par son plus puissant destroyer dans le but de participer à des exercices militaires organisés par Moscou en pleine mer du Japon. Ces simulations de guerres navales, baptisées « Vostok 2022 », ont duré du 1er au 7 septembre et de véritables munitions ont été utilisées pour recréer les conditions d’un véritable conflit qui aurait lieu dans le Pacifique.

« Avec cette opération, les flottes chinoises et russes prouvent qu’elles peuvent coopérer et combler leurs lacunes lors d’une intervention militaire », a affirmé un officier chinois au Global Times, l’organe de presse officiel de Pékin.

L’Armée chinoise déploie plus de 2.000 soldats, 3 navires de guerre, 300 véhicules blindés sur les côtes et 21 aéronefs lors de ces exercices navals. Le Type 055 Nanchang a prit le contrôle des opérations.

Ce lanceurs de missiles guidés a un poids de 12.000 tonnes et 180 mètres de long, ces bateaux font office de géants par rapport aux bâtiments français du même type. À titre de comparaison, la frégate « Bretagne » fait 142 mètres de long et pèse 6.000 tonnes.

Afin d’effectuer sa mission, ce navire de guerre possède un gigantesque arsenal de 112 missiles, issus de 5 familles différentes. Le bâtiment peut notamment embarquer les engins YJ-18, capables de détruire un autre bateau ou une base terrestre à plus de 500 kilomètres.

Song Zhongping, un ancien instructeur de l’APL, a déclaré au Global Times que les exercices visaient à faire passer le message que la Chine et la Russie travailleraient ensemble pour maintenir la sécurité dans la région.

« Les exercices conjoints se concentrent sur la prise de la supériorité aérienne et maritime dans la mer du Japon – une mer ouverte, pas les eaux privées de Tokyo – indiquant la détermination de la marine chinoise et de son homologue russe à sauvegarder la sécurité et la stabilité régionales », a affirmé Song Zhongping.

Les liens sont aussi particulièrement tendus entre Pékin et Tokyo, depuis que la présidente de la Chambre des représentants Nancy Pelosi s’est rendue à Taipei le mois dernier. Cette visite a incité la Chine à effectuer des tests de missiles sans précédent autour de Taïwan, dont cinq sont tombés dans la zone économique exclusive du Japon.

La Chine a nié que les missiles aient atterri dans la zone économique exclusive du Japon, les deux pays n’ayant pas convenu des limites de cette zone. Enfin, cette simulation de guerre ne sera peut-être pas la dernière dans la mer du Japon, car des officiers chinois ont laissé entendre qu’une autre opération conjointe entre les flottes chinoises et les flottes russes aura lieu en octobre prochain.