Démons et fantômes, gui 鬼 , comptent parmi les figures les plus marquantes de la culture chinoise, et continuent de hanter encore de nos jours la société de la Chine et de ses voisins.

En faisant appel aux taxinomies bouddhiques médiévales, aux livres de morale pré-modernes, aux débats philosophiques chinois ou japonais, comme aux œuvres littéraires ou aux enquêtes de terrain, le premier volume de Fantômes dans l’Extrême-Orient d’hier et d’aujourd’hui essaye de préciser les contours des êtres qui, en Asie orientale, se rapprochent le plus de nos «fantômes» et autres «ghosts», note le communiqué de presse de l’INALCO.

Ecrit par Vincent Durand-Dastès, amateur de longue date du théâtre traditionnel chinois, et Marie Laureillard, traductrice littéraire, le second volume, propose des articles traitant du problème fantomatique aux époques modernes et contemporaines.

Vincent Durand-Dastès est enseignant-chercheur à l’Inalco, où il est aujourd’hui professeur de langue et littérature chinoises classiques. Marie Laureillard est maître de conférences de langue et civilisation chinoises à l’université Lumière-Lyon 2 et membre de l’Institut d’Asie Orientale, docteur en histoire de l’art de l’université Paris IV et diplômée de l’Institut National des Langues Orientales.

Les contributions mettent l’accent sur le phénomène spectral dans la littérature et les arts (roman, cinéma, arts graphiques), s’essayant à dessiner les contours d’une esthétique de la fantasmagorie dans l’Extrême-Orient d’hier et d’aujourd’hui.

Parmi les contributeurs, Vincent Goossaert, a écrit « Une théologie chinoise de l’au-delà. Visions des morts dans le Yuli baochao (XIXe siècle) » ; Kenny K. K. Ng, « The Resurrection of Female Ghosts from Classical Chinese Opera and the Hollywood Tradition in Cantonese Cinema » ; Emmanuel Lincot, « Wu Guoquan ou Hei Gui, le « Diable noir » : le peintre et ses fantômes » ; et Yinde Zhang, « Les démons de l’utopie dans l’œuvre de Mo Yan ».