Quatre militants défenseurs de la démocratie à Hong Kong, emprisonnés sous l’accusation de «subversion», ont été libérés sous caution après que le parquet eut renoncé à l’appel qu’il avait interjeté contre leur remise en liberté.

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Ces militants font partie d’un groupe de 47 personnes inculpées de «subversion», en vertu de la loi sur la sécurité nationale imposée en juin 2020 par la Chine sans débats au Parlement hongkongais.

Les militants de l’opposition hongkongaise peuvent être d’anciens députés, des universitaires, des avocats, des travailleurs sociaux et de jeunes militants.

Le 4 mars, à l’issue de quatre jours d’audience, un juge a décidé d’en maintenir en détention 32 et de libérer sous caution les 15 autres, retournés en prison après l’appel immédiatement interjeté par le parquet.

Le juge a affirmé qu’il n’y avait «pas de raisons suffisantes pour penser» que les 32 militants maintenus derrière les barreaux n’allaient pas «continuer à commettre des actes qui mettent en danger la sécurité nationale».

Le 5 mars, le parquet a retiré son appel concernant les accusés Clarisse Yeung, Mike Lam, Hendrick Lui et Lawrence Lau. À leur sortie de prison, ils ont été salués par leurs partisans qui scandaient il n’y a «Pas d’émeutiers, seulement la tyrannie !».

Les 47 militants sont poursuivis en raison des primaires de l’opposition, auxquelles 600.000 personnes ont participé en juillet dans l’optique de capitaliser sur l’immense popularité de la mobilisation de 2019 aux législatives de septembre.

La Chine avait qualifié ces primaires de «grave provocation» et prévenu que cela pouvait relever de la «subversion». La plupart de ces candidats avaient ensuite été disqualifiés par les autorités.

La subversion est, avec la sécession, le terrorisme et la collusion avec les forces étrangères, un des quatre crimes visés par la loi sur la sécurité nationale prévoyant des peines allant jusqu’à la prison à vie.