Le ministère de l’Éducation vient d’annoncer la révocation de la licence d’un instituteur accusé d’avoir proféré de la propagande indépendantiste dans sa classe de CM2.

Il s’agit de la première fois que le ministère a recours à une telle sanction. D’après le ministère de l’Éducation de Hong Kong, l’instituteur sanctionné avait proféré des messages pro-indépendance à ses jeunes élèves, de manière préméditée et non suite à une négligence momentanée.

Selon les médias hongkongais, l’instituteur a diffusé un documentaire devant ses élèves de 11 ans, qui exposait les thèses d’un militant indépendantiste connu, Andy Chan, et leur a ensuite posé cinq questions faisant appel à leur esprit critique.

La première question portait sur la liberté d’expression et la seconde sur les raisons favorables à l’indépendance, telles que présentées dans le documentaire.

Le directeur et le sous-directeur de l’école primaire ont également été réprimandés pour avoir laissé faire cet exercice. D’autres collègues ont été rappelés à l’ordre, ont eu des sanctions, des augmentations repoussées et certains ont démissionné de leur propre chef.

Pour la cheffe de l’exécutif de Hong Kong, Carrie Lam, cette sanction fait suite à une enquête approfondie visant à arracher des salles de classe les mauvaises graines avant qu’elles ne se multiplient.

Mais les parents semblaient partagés vis-à-vis de cette décision. Certains estimaient qu’il était important que leurs enfants développent un sens critique, et d’autres regrettent le départ d’un excellent enseignant.

Défendant la décision de son bureau de radier un enseignant du primaire à vie, le secrétaire à l’éducation, Kevin Yeung Yun-hung, a déclaré que l’instituteur avait été épargnée par une enquête pénale car les infractions présumées avaient été commises avant une loi de sécurité nationale radicale est entré en vigueur le 30 juin.

Ce dernier n’a pas garantie que ce type de sanction administrative, puis pénale seraient éviter à l’avenir. Le secrétaire a expliqué au South Chine Morning Post que les actions de l’enseignant étaient graves et préméditées, en soumettant aux élèves de Kowloon Tong à la promotion de l’indépendance.

«Nous allons discuter avec le Bureau de la sécurité et les services répressifs compétents de la manière de traiter des cas de nature similaire à l’avenir», a indiqué Kevin Yeung Yun-hung.

De son côté, l’ancien chef de l’exécutif C.Y. Leung, qui n’avait pas pu imposer une réforme imposant des cours d’éducation patriotique en 2012,  a tenté une action en justice contre le gouvernement actuel. Il veut forcer le ministère à nommer les professeurs sanctionnés pour leur participation passive ou active aux manifestations de 2019. Une mesure que le ministère de l’Éducation a refusée jusqu’à présent.