Des Hongkongais ont manifesté ce 1er janvier 2018 dans le centre-ville pour protester contre la décision d’imposer la loi chinoise sur une partie de la gare de Hong Kong. Ces derniers ont dénoncé une ingérence de Beijing.

Les manifestants protestaient contre un accord de « colocation » en vertu duquel une partie d’un nouveau terminal ferroviaire sera soumis à la loi chinoise pour les besoins des contrôles d’immigration.

La ligne à grande vitesse reliant Canton et Shenzhen à Hong Kong doit ouvrir cette année, supposant la mise en place d’un bureau de contrôle des passeports conjoint, avec des policiers et fonctionnaires de la Chine continentale, dans l’enceinte même de la gare ferroviaire de Hong Kong.

Conseil législatif de Hong Kong, appelé Legco

Le parlement chinois a approuvé cette disposition la semaine dernière, dont la mise en place sera voté par le conseil législatif hongkongais, majoritairement pro-Beijing.

A contrario, des législateurs pro-démocratie, des militants et certains avocats considèrent ce projet comme une violation de la loi fondamentale hongkongaise, stipulant que les lois de la Chine continentale ne s’appliquent pas à Hong Kong.

Pour le gouvernement de Hong Kong, le projet est dans l’intérêt des voyageurs. Les autorités locales et chinoises assurent qu’il n’affectera en rien l’autonomie de la ville. Or, les manifestants se sont arrêtés devant le siège du gouvernement, sur le « Civic Square », site traditionnel de protestation.

Joshua Wong, arrêté en août 2017 pour son rôle dans la « Révolution des Parapluies », faisait partie des manifestants. Actuellement en liberté sous caution dans l’attente de son procès en appel contre une condamnation à six mois d’emprisonnement, il a expliqué à l’Agence France Presse, qu’en 2018, « je souhaite que chaque Hongkongais puisse se rebeller et récupérer les valeurs essentielles malmenées par Pékin ». De leurs côtés, les manifestants ont réclamé la démission de la chef de l’exécutif hongkongais Carrie Lam.