Ren Zhengfei, fondateur du géant chinois des équipements télécoms Huawei, a expliqué dans une interview à l’agence Bloomberg que des représailles du gouvernement chinois contre Apple sont peu probables et qu’il s’opposerait à de telles mesures.

« D’abord, cela ne se produira pas et ensuite, si cela se produit, je serai le premier à m’y opposer », a indiqué ce dernier.

En conflit commercial avec la Chine, les Etats-Unis ont interdit à Huawei de s’approvisionner auprès de fournisseurs américains. Cette interdiction a ensuite été assouplie pour une durée provisoire de 90 jours. Elle concerne les pièces et les services ayant au moins 25% d’origine américaine.

Face à cette situation, le géant chinois de télécommunications est en train de mettre au point son propre système d’exploitation pour ses téléphones portables. Le but est de remplacer le système Android, qui équipe ses smartphones.

Huawei est actuellement en discussions avec Google, propriétaire d’Android, mais préfère développer son système alternatif, qui devrait être disponible en Chine avant la fin de l’année.

«Huawai reste attaché à Android», a déclaré, Richard Yu, un haut responsable de Huawei cité par la chaîne américaine. «Mais si ne nous pouvons pas l’utiliser, Huawei préparera un plan B, consistant à utiliser notre propre système d’exploitation», a-t-il dit.

« A l’international, le système serait disponible en début d’année prochaine », a-t-il ajouté. Le quotidien chinois Global Times a révélé, le 27 mai, que le système d’exploitation de Huawei, « HongMeng OS » est en phase d’essais et remplacera graduellement le système Android. « Nous ne voulons pas en arriver là, mais nous y serons forcés à cause de l’administration américaine », a déclaré Richard Yu.