La Banque d’Import-Export de Chine est une banque spécialisée chinoise facilitant le commerce extérieur de la Chine. Cette banque a mis en place un soutien spécifique en matière de crédit aux importations en provenance des pays membres du Partenariat économique régional global (Regional Comprehensive Economic Partnership, RCEP).

Un quota de crédit spécial d’une valeur de 200 milliards de yuans (environ 27,7 milliards dollars) a été instauré pour répondre aux besoins de financement des importateurs concernés, selon une communiqué de la Banque d’Import-Export de Chine.

Le crédit sera axé sur les domaines tels que le commerce extérieur et l’industrie manufacturière, en vue d’élargir les importations relatives en provenance des pays membres du RCEP.

Au cours des dix premiers mois de 2022, la banque spécialisée a offert plus de 310 milliards de yuans de crédit total pour soutenir les importations. De plus, l’institution a également dévoilé un ensemble de services financiers personnalisés pour les clients concernés, tels que les participants à la 5e Exposition internationale d’importation de la Chine, qui se déroulera prochainement.

Globalement, le volume du commerce entre la Chine et les 14 autres membres du Partenariat économique régional global (Regional Comprehensive Economic Partnership, RCEP) a atteint 8.320 milliards de yuans (1.200 milliards de dollars) entre janvier et août 2022, représentant 30,5% du total du commerce extérieur chinois, selon Wang Shouwen, vice-ministre du Commerce.

Ce dernier a fait ces remarques lors d’un forum de la septième Exposition Chine-Eurasie, qui se tient à Urumqi, capitale de la région autonome ouïgoure du Xinjiang, dans le nord-ouest de la Chine.

Depuis l’entrée en vigueur du RCEP le 1er janvier 2022, l’accord a généré des dividendes de plus en plus importants pour les entreprises via la réduction des droits de douane, la facilitation du commerce et d’autres politiques, a souligné le vice-ministre.

Sous l’effet du plus grand accord de libre-échange au monde, le niveau de libéralisation et de facilitation en matière de commerce et d’investissement a augmenté de manière fulgurante en Asie de l’Est, et l’environnement commercial de la région s’est amélioré de manière soutenue, avec une confiance accrue dans la reprise économique, a salué Wang Shouwen.

Face à ces données positives, « la Chine va prendre davantage de mesures d’encouragement pour promouvoir le développement de son commerce extérieur des services, notamment des échanges avec les pays membres du RCEP », a indiqué en août, Sheng Qiuping, vice-ministre chinois du Commerce, lors de sa rencontre avec la presse.

L’objectif sera « d’introduire davantage de techniques et de services susceptibles de répondre à ses besoins urgents pour économiser les ressources, diminuer l’émission de CO2 et renforcer la protection de l’environnement ».

Selon les données du ministère, la Chine est également passé du 4e au 3e rang en termes d’exportation de services. Au premier semestre 2022, la valeur totale de ses échanges à l’international dans ce domaine a encore augmenté de 21,6% avec une croissance de 24,6% des exportations.

Actuellement, le secteur des services fait face à de nombreux défis et contraintes, tels que l’impact de la pandémie de COVID-19, la réduction de la demande extérieure, et une pression grandissante sur les entreprises concernées. Afin de lever ces obstacles, la Chine envisage d’établir une liste négative de manière à promouvoir le développement de qualité de son commerce des services, ainsi qu’à élargir ses échanges avec les pays membres du RCEP dans le domaine des services.

De plus, la Chine compte investir dans la numérisation des secteurs traditionnels du commerce des services, de sorte à accélérer le développement de nouveaux types de services, tels que les activités de R&D, de tests ou bien encore de transaction d’oeuvres de beaux-arts, dans les zones franches.