Madagascar fait partie des cinq pays africains francophones ayant participé à la formation d’experts chinois sur la technologie du riz hybride, organisée par la société Yuan Longping Haute Technologie d’Agriculture.

Cette formation a reçu reçu l’appui du ministère du Commerce de la République Populaire de Chine, qui a organisé une session en ligne du 16 décembre dernier au 14 janvier 2022, depuis Changsha en Chine.

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Interrogé par Midi Madagasikara, Tahiana Razanamahefa, du groupe STOI, représentant tous les pays participants à cette formation en ligne sur la technologie complète de riz hybride, a expliqué que cette formation « nous a permis d’assurer le transfert de technologie de vulgarisation du riz hybride de la Chine pour les pays africains francophones participants, dont la Grande île ».

De plus, « l’objectif vise à booster la production rizicole en vue d’atteindre l’autosuffisance alimentaire tout en assurant un développement socio-économique inclusif », de Madagascar.

Selon cette dernière, l’exploitation du riz hybride assure un développement socio-économique des pays africains, en raison de l’augmentation de la croissance économique, et de l’amélioration du niveau de vie des populations.

Depuis plusieurs décennies, l’agriculture est le secteur clé du développement des relations sinon-africaines. « La vulgarisation à grande échelle de ce riz hybride contribue ainsi à l’augmentation des revenus des paysans ainsi qu’à l’atteinte de l’autosuffisance alimentaire à Madagascar », a expliqué Tahiana Razanamahefa.

Madagascar a fait part à la Chine, d’un besoin en assistance technique permettant de promouvoir la production locale de semences de riz hybride. « Nous en importons encore pour le moment alors que leur coût s’affiche plus élevé. Cet intrant agricole s’avère pourtant nécessaire si l’on veut augmenter le rendement de productivité rizicole à Madagascar ».

Cette dernière a indiqué que « la facilitation d’accès aux machines industrielles pour une exploitation à grande échelle du riz hybride tel qu’on a vu durant la formation en ligne, n’est pas en reste, sans oublier la vulgarisation de la technologie de culture rizicole moderne ».

Actuellement, Madagascar dispose de plus de 2 millions d’hectares de rizières irriguées. « Cela nécessite une mécanisation industrielle ainsi qu’une construction d’infrastructures de stockage de semences et de récoltes. Le renforcement de l’utilisation des engrais est également de mise pour une meilleure rentabilité de la riziculture ».

« A la fin de cette pandémie de Covid-19, nous avons ainsi hâte de visiter la Chine pour suivre une formation pratique de cette technologie complète de riz hybride dans une dimension réelle de l’agriculture » a indiqué Tahiana Razanamahefa, qui fait partie des 20 techniciens malgaches certifiés à l’issue de cette formation.

Le groupe STOI prévoit d’importer à Madagascar 155 tonnes de semences de riz hybride de Chine pour la campagne culturale 2021-2022. « Environ 50 tonnes de ces semences sont déjà arrivées sur place. Ce premier lot a été distribué dans les régions de SAVA, Vatovavy Fitovinany, Itasy, Bongolava et Amoron’i Mania. Le reste sera livré en février prochain. Ces semences de riz hybride permettront d’obtenir une production de riz blanc de l’ordre de 36 000 tonnes. En tout, 16 sur les 23 régions pratiquent la culture de riz hybride », a indiqué cette dernière.