vendredi, juillet 19

La Chine accuse l’UE de concurrence déloyale sur les voitures électriques

Le ministère chinois du Commerce a estimé le 20 juin que l’Union européenne avait fait preuve de concurrence déloyale en réclamant une quantité d’informations détaillées « sans précédent » sur les chaînes d’approvisionnement des constructeurs automobiles chinois dans le cadre de son enquête anti-subventions.

La Commission européenne a annoncé le 12 juin qu’elle imposerait des droits supplémentaires allant jusqu’à 38,1% sur les véhicules électriques chinois importés à partir de juillet afin de lutter contre les subventions chinoises excessives.

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« La Chine peut percevoir des droits antidumping provisoires sur le porc et les sous-produits porcins importés de l’Union européenne (UE), conformément au résultat de l’enquête antidumping en cours qui a débuté le 17 juin », selon le ministère du Commerce.

La Chine a lancé une enquête antidumping sur certains porcs et sous-produits porcins importés de l’UE, selon He Yadong, porte-parole du ministère du Commerce. Cette enquête sur les subventions accordées à la viande de porc européenne importée en Chine aura lieu du 1er janvier 2023 au 31 décembre 2023, et devrait se terminer avant le 17 juin 2025, mais elle pourrait être prolongée de six mois dans des circonstances particulières.

He Yadong, porte-parole du ministère du Commerce, a indiqué que « si la pratique de dumping de l’UE est confirmée après l’enquête préliminaire et qu’elle a causé des dommages aux industries nationales chinoises, des mesures antidumping temporaires pourraient être prises conformément aux règles de l’Organisation mondiale du commerce et aux règlements antidumping de la Chine ».

Le porte-parole avait auparavant déclaré que les constructeurs automobiles chinois avaient été « choqués et déçus » par la décision de la Commission Européenne d’imposer des droits de douane supplémentaires alors qu’ils ont selon lui « fait de leur mieux pour coopérer ».

« Le type, l’étendue et la quantité d’informations collectées par la partie européenne sont sans précédent et dépassent de loin ce qui est requis pour une enquête sur les droits compensateurs », a assuré He Yadong.

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La Commission Européenne a demandé aux constructeurs automobiles chinois de lui fournir des informations sur l’approvisionnement en matières premières pour les batteries, la fabrication des composants, la fixation des prix et le développement des canaux de vente, a ajouté le porte-parole.

Le 19 juin, les médias chinois ont publié des articles suggérant que la Commission Européenne cherchait à espionner les constructeurs automobiles chinois, étant donné les « nombreuses demandes déraisonnables formulées au cours de cette enquête », et que l’enquête n’en est pas réellement une, selon Reuters.

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