L’accord de libre échange régional, baptisé Partenariat économique intégral régional (ou RCEP selon l’acronyme anglais) est actuellement en débat au cours du sommet de l’Association des nations d’Asie du Sud-Est (ASEAN) à Bangkok les 3 et 4 novembre 2019.

La Chine s’est assurée de la réussite de cet accord qui devrait couvrir un tiers du commerce mondial et inclure près de la moitié de la population du globe. En effet, le projet réunit les 10 membres de l’ASEAN (Indonésie, Malaisie, Singapour, Thaïlande, Philippines, Brunei, Vietnam, Laos, Birmanie et Cambodge) ainsi que la Chine, l’Inde, le Japon, la Corée du sud, l’Australie et la Nouvelle-Zélande.

Lancé en 2012 et soutenu par Beijing, l’accord a prit une toute autre dimension depuis le retrait des Etats-Unis du Traité de libre-échange transpacifique (TPP)liant 12 pays. Ainsi, cet accord entre asiatique est une réponse à l’unilatéralisme installé par le président américain, Donald Trump, et à la guerre commerciale opposant Washington et Beijing.

L’ASEAN et ses potentiels partenaires ont jusqu’à la fin de l’année 2019 pour enfin trouver un accord. Raison pour laquelle le sommet de Bangkok est l’une des dernières chances, alors que l’Inde reste réticente et inquiète de l’arrivée massive sur son sol de produits bon marché fabriqués en Chine.

Un autre sujet devrait dominer cette rencontre, le différend territorial en mer de Chine méridionale. Les Philippines, le Vietnam, la Malaisie, le Brunei et Taiwan en revendiquent certaines parties alors que la Chine s’octroie presque toute la région maritime.