Les autorités chinoises se sont engagées à collaborer avec «la Banque mondiale et d’autres institutions financières internationales» à Brazzaville, en ouverture d’un forum «Investir en Afrique.

En présence des présidents Denis Sassou Nguesso (Congo), Joao Lourenço (Angola) Faustin Archange Touadera (Centrafrique) et Paul Kagamé (Rwanda), le forum de Brazzaville est co-organisé par le Congo, la Chine et la Banque mondiale

«La Chine collaborera également avec la Banque mondiale et d’autres institutions financières internationales pour développer une coopération tripartite avec l’Afrique, promouvoir la coopération Sud-Sud et stimuler le développement diversifié et durable en Afrique», a déclaré le vice-ministre chinois des Finances, Xu Hongcai, cité dans un communiqué.

La Chine détient une bonne partie de la dette du Congo-Brazzaville. Les autorités viennent de conclure en juillet un accord avec le Fonds monétaire international (FMI) après avoir présenté une restructuration de la dette chinoise. Le FMI n’accepte de débloquer 448,6 millions de dollars de crédit sur trois ans pour aider Brazzaville.

Pour le président Félix Tshisekedi a présenté son pays comme une terre d’opportunité pour les investisseurs, notamment dans le secteur de l’énergie.

«Le modèle de développement que j’ai choisi sera axé sur la construction, en dehors du grand barrage d’Inga, des centrales électriques de taille moyenne et des micros centrales», a-t-il déclaré.

Un consortium hispano-chinois devrait développer le méga-barrage d’Inga, sur les rapides du fleuve Congo. La République Démocratique du Congo souhaite diversifier son économie trop dépendante du secteur minier.

Pour cela, «nous sommes conscients que l’investisseur qu’il soit public ou privé sera particulièrement attentif à l’évolution du climat des affaires dans mon pays». Le Président a annoncé à Kinshasa une prochaine «table ronde» pour écouter les «doléances» des entrepreneurs devant payer des agents de l’administration.