Le gouvernement veut faire de Shenzhen un centre financier mondial, devenant une alternative à la place hongkongaise.

Alors que la croissance de Hong Kong affiche 2% à 3% par an, sa voisine chinoise atteint plus de 7%. Plongée au cœur d’une crise politique sans précédent, Shenzhen prend un tout autre tournant. Le gouvernement a décidé le 24 juillet de faire de Shenzhen «une zone pilote de démonstration du socialisme à la chinoise». Il s’agit de faire de Shenzhen le nouveau laboratoire du capitalisme à la chinoise.

Dès 2025, Shenzhen doit figurer parmi les villes les plus importantes au monde «pour la force de son économie et la qualité de son développement». Et, en 2035, cette ville doit devenir un «modèle national de développement de haute qualité et un centre d’innovation et d’entrepreneuriat reconnu mondialement».

En 1978, Deng Xiaoping avait choisi Shenzhen pour incarner l’ouverture du pays sur le monde. Quarante ans plus tard, le petut village abrite des pépites technologiques comme le géant des équipements de télécoms Huawei, le leader mondial des drones civils DJI et le leader de l’Internet Tencent.

Il s’agit désormais de faire de la ville une capitale du high-tech chinois un «nouveau type de centre financier mondial», afin de faciliter «l’internationalisation du yuan», qui pour le moment représente 4% des transactions mondiales de devises.