La Chine a déclaré d’organiser une réunion vidéo le 22 novembre pour discuter de la coopération policière avec plusieurs nations insulaires du Pacifique. Au moins deux pays ont déclaré à l’agence de presse Reuters que leurs ministres et commissaires de police n’étaient pas disponibles pour y assister.

La tentative de la Chine de décrocher un accord de sécurité et de commerce avec 10 États insulaires du Pacifique en mai a alimenté les inquiétudes de Washington et de Canberra quant aux ambitions militaires de Pékin dans la région, et a provoqué une augmentation de l’aide occidentale.

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Ces inquiétudes ont été suscitées pour la première fois lorsque les îles Salomon ont conclu un pacte de sécurité avec la Chine en avril. D’ailleurs, le pays a été touché par un tremblement de terre, « l’ambassade de Chine aux Îles Salomon a immédiatement publié un avis consulaire, activé le mécanisme d’urgence et vérifié le statut de sécurité des ressortissants et des institutions chinois. Aucun blessé chinois n’a été signalé jusqu’à présent ».

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Les médias chinois ont indiqué que le ministre chinois de la Sécurité publique, Wang Xiaohong, avait tenu ce premier dialogue au niveau ministériel sur la coopération policière avec certains pays du Pacifique Sud.

Wang Xiaohong, membre du Secrétariat du Comité central du Parti communiste chinois et ministre de la Sécurité publique, et Anthony Veke, ministre de la Politique, de la Sécurité nationale et des Services correctionnels des îles Salomon, ont coprésidé la réunion et prononcé des discours liminaires.

Une photo publiée sur le compte Twitter de l’ambassade de Chine aux Fidji montre que Veke est le seul ministre des îles du Pacifique présent à la réunion vidéo. Les chefs des départements de police de Fidji, Vanuatu, Kiribati, Tonga et Papouasie-Nouvelle-Guinée y avaient assisté, a rapporté l’agence de presse, Xinhua.

Or, le ministre de la police de Tonga et son commissaire de police, qui est un citoyen australien, n’étaient pas disponibles, a déclaré à Reuters une porte-parole de la police de Tonga. « Il y avait un autre représentant des Tonga », a-t-elle ajouté.

Le commissaire de police de Papouasie-Nouvelle-Guinée n’a pas non plus assisté à la réunion, mais il était représenté par un commissaire de police, a déclaré à Reuters un porte-parole de la police de PNG.

La Papouasie-Nouvelle-Guinée négocie un pacte de défense avec l’Australie, tandis que les Fidji ont signé un accord avec l’Australie le mois dernier pour permettre le fonctionnement des armées de chaque nation dans l’autre pays.

Lors d’un sommet à la Maison Blanche en septembre, les États-Unis se sont engagés à augmenter l’aide et à intensifier la formation du FBI pour les îles du Pacifique, y compris les îles Salomon.

Lors d’un point presse, le porte-parole du ministère des affaires étrangères, Zhao Lijian, a indiqué que « des chefs de police ou des chefs adjoints ou intérimaires de Fidji, de Vanuatu, de Kiribati, de Tonga et de la Papouasie-Nouvelle-Guinée ont participé à la réunion et pris la parole ».

Le porte-parole a indiqué que « la Chine a déclaré que la réunion de groupe du président Xi Jinping avec les dirigeants des pays insulaires du Pacifique (PIP) ayant des relations diplomatiques avec la Chine, en 2018, a ouvert un nouveau chapitre dans les relations Chine-PIP ».

Pékin espère que ce dialogue « permettra à la Chine et aux PIP de construire des partenariats encore plus amicaux, de coopérer plus efficacement et de développer des capacités d’application de la loi plus professionnelles, contribuant au développement socio-économique régional ».

Selon lui, « les représentants des PIP présents à la réunion ont exprimé leur volonté d’approfondir la coopération policière avec la Chine, et de promouvoir la sécurité, le développement et la prospérité de la région ».