Kim Eun-hye, conseillère présidentielle chargée des relations publiques, a expliqué lors d’une conférence de presse, le 22 novembre 2022 que la Chine a autorisé de nouveau le streaming en ligne de films sud-coréens six ans après la mise en place d’une interdiction.

Selon le bureau présidentiel, l’interdiction est levée sur tous les contenus culturels coréens qui ont été imposés suite au déploiement du système de défense antimissile à haute altitude américain, THAAD (Terminal High Altitude Area Defense), en Corée du Sud.

La décision a été prise après le sommet entre le président Yoon Suk-yeol et son homologue chinois Xi Jinping en Indonésie en marge du G20, a déclaré Kim Eun-hye, conseillère présidentielle chargée des relations publiques.

«Durant le sommet Corée du Sud-Chine, le président Yoon Suk-yeol a souligné l’importance des échanges culturels et humains entre les deux pays et notamment la nécessité de communication entre les jeunes générations», a indiqué cette dernière durant un point de presse. Elle a assuré que le président Xi Jinping a exprimé son accord.

Selon l’agence de presse Yonhap, « les produits de divertissement sud-coréens étaient très populaires en Chine avant que Pékin n’impose une interdiction générale sur ces contenus dans le cadre d’une campagne de représailles économiques suite à la décision de Séoul en 2016 d’accueillir le système THAAD sur son territoire ».

De son côté, le porte-parole de la diplomatie chinoise, Zhao Lijian, a indiqué « qu’il n’y a jamais eu de soi-disant interdiction des contenus de divertissement de la Corée du Sud de la part de la Chine. La Chine est ouverte aux échanges culturels et interpersonnels avec la Corée du Sud ».

« À notre connaissance, depuis l’année dernière, la Chine présente de nombreux films et séries télévisées de la Corée du Sud. La coopération est une voie à double sens. Nous espérons que la Corée du Sud continuera à travailler avec la Chine pour dynamiser les échanges culturels et renforcer la compréhension mutuelle et l’amitié entre nos deux pays » a assuré ce dernier.

Pourtant en 2017, Oh In-gyu, professeur à l’université de Corée, à Séoul, et président de l’Association mondiale pour les études sur la Hallyu, expliquait au quotidien français, Le Monde, que «l’interdiction est extrêmement sérieuse. La Corée du Sud est maintenant en déficit en termes de revenus culturels. Elle ne peut plus exporter en Chine ses dramas, ses bandes dessinées en ligne (les webtoons) ou sa musique, la Kpop. »