«La Chine exhorte le Japon à s’en tenir sincèrement à ses déclarations et engagements pour faire face et réfléchir à son histoire d’agression, et à agir avec prudence sur les questions historiques, y compris le sanctuaire Yasukuni», a déclaré une porte-parole du ministère des Affaires étrangères (MAE).

«La Chine exhorte le Japon à s’en tenir sincèrement à ses déclarations et engagements pour faire face et réfléchir à son histoire d’agression, et à agir avec prudence sur les questions historiques, y compris le sanctuaire Yasukuni», a déclaré une porte-parole du ministère des Affaires étrangères (MAE).Le Yasukuni-jinja, ou sanctuaire Yasukuni (靖国神社, littéralement «le sanctuaire shinto du pays apaisé») est un sanctuaire shinto, situé dans l’arrondissement de Chiyoda à Tokyo, au Japon.

Le sanctuaire a été construit en 1869 pour rendre hommage aux Japonais «ayant donné leur vie au nom de l’empereur du Japon». Plus de deux millions de soldats japonais sont morts de 1868 à 1951.

Le sanctuaire est considéré par certains comme l’un des symboles du passé colonialiste du Japon et des nationalistes. Il est de plus, pour tradition, que tout acte mauvais ou immoral commis par le défunt est pardonné lors de l’entrée au sanctuaire.

En raison de la vénération de criminels de guerre condamnés par le tribunal militaire international pour l’Extrême-Orient et de l’approche nationaliste du musée militaire Yūshūkan, le sanctuaire Yasukuni et le gouvernement japonais sont critiqués par la Chine, Taïwan, la Corée du Nord et la Corée du Sud, comme étant révisionnistes vis-à-vis des événements de la Seconde Guerre mondiale.

Plus récemment, les visites au sanctuaire par des membres de la Diète du Japon ou plus particulièrement par le Premier ministre sont la source de protestations au Japon et à l’étranger. La Chine, la Corée du Nord, la Corée du Sud et Taïwan protestent contre ces visites depuis 1985.

La porte-parole Hua Chunying a fait ces remarques après l’envoi par le Premier ministre japonais, Yoshihide Suga, d’une offrande monétaire au célèbre sanctuaire Yasukun, qui est lié à la guerre, et que l’ancien Premier ministre Shinzo Abe, plusieurs membres du cabinet et quelques législateurs du Japon ont visité.

La Chine «a déposé des démarches solennelles auprès de la partie japonaise par voies diplomatiques à Beijing, et à Tokyo, pour exprimer son fort mécontentement et sa ferme opposition», a-t-elle déclaré.

Le sanctuaire Yasukuni, où sont honorés 14 criminels de guerre de classe A de la Seconde Guerre mondiale ayant commis des crimes odieux, est un outil spirituel et un symbole de la guerre d’agression du militarisme japonais, a indiqué Hua Chunying.

«Ce que certaines personnalités politiques japonaises ont fait sur la question du sanctuaire Yasukuni offense la justice historique, et porte gravement atteinte aux sentiments des populations des pays asiatiques victimes, dont la Chine. Cela reflète une fois de plus la mauvaise attitude du Japon envers sa propre histoire d’agression», a-t-elle noté.

Hua Chunying a exhorté le Japon à rompre définitivement avec le militarisme, et à gagner la confiance de ses voisins asiatiques et de la communauté internationale par des actions concrètes.