La Chine a exhorté une nouvelle fois le Canada à libérer « immédiatement » Meng Wanzhou, directrice financière du géant chinois des télécoms Huawei pour qu’elle puisse retourner en Chine « en toute sécurité à une date rapprochée« , a déclaré Zhao Lijian, porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères.

Meng Wanzhou, directrice financière de Huawei

Ce dernier répondait à une question lors d’un point presse sur le sujet, profitant de l’occasion pour exhorté les Etats-Unis « à lever immédiatement le mandat d’arrêt et la demande d’extradition » de Meng Wanzhou.

« Ceux qui ont provoqué des problèmes devraient être ceux qui les résolvent, » a indiqué le porte-parole, ajoutant que c’est le Canada qui devrait trouver les solutions.

Meng Wanzhou est recherchée aux États-Unis pour fraude, sur la base d’allégations qu’elle et l’entreprise nient formellement. Meng Wanzhou a d’ailleurs été arrêtée en 2018 à l’aéroport international de Vancouver à la demande des Etats-Unis.

Au Canada, Meng Wanzhou a fait une demande d’assouplissement de ses conditions de remise en liberté sous caution. Les avocats de Meng Wanzhou veulent qu’elle soit autorisée à quitter son domicile de Vancouver en dehors des heures de couvre-feu sans être accompagnée par des agents de sécurité privés, car cette procédure, selon eux, l’expose à un risque de contracter le Covid-19.

Le juge William Ehrcke, de la Cour suprême de la Colombie-Britannique, a indiqué qu’il pourrait rendre sa décision à la fin du mois de janvier. Cependant, le tribunal a appris que le personnel de sécurité avait été surveillé, lorsqu’il accompagnait Meng WAnzhou à Vancouver.

Les agents de sécurité n’ont pas eu à intervenir pour la protéger physiquement depuis qu’elle a été libérée sous caution. L’agence Lions Gate Risk Management a déclaré au tribunal que ses agents avaient aussi fait état de lettres de menaces qui visaient Meng Wanzhou.

Des responsables chinois ont d’ailleurs invoqué ces menaces pour exiger qu’elle soit autorisée à rentrer en Chine.