Les investissements directs étrangers (IDE) en Chine ont augmenté de 25,6% en glissement annuel pour atteindre 379,87 milliards de yuans au premier trimestre de l’année 2022.

Sans aucun doute, ces chiffres reflètent la confiance des entreprises internationales sur le marché chinois, même si l’épidémie de COVID-19 a engendré des incertitudes et des défis.

Présent depuis 20 ans en Chine, Kärcher, fournisseur allemand d’équipements et de solutions de nettoyage, a indiqué qu« à court terme, le contrôle de l’épidémie a des impacts sur la production, mais nous sommes confiants dans la capacité du gouvernement chinois à surmonter l’épidémie et à poursuivre notre croissance ».

Pour Zhang Weiwei, directeur de la chaîne d’approvisionnement de Kärcher Chine, « l’instabilité de la chaîne d’approvisionnement mondiale nous fait renforcer notre stratégie de localisation, nous allons investir plus en Chine ».

Selon Nie Pingxiang, chercheuse du ministère chinois du Commerce, « la forte résilience de l’économie chinoise et les avantages liés à la grande taille de son marché continuent d’offrir aux multinationales une base solide pour investir en Chine. »

Raisons pour lesquelles la Chine a mit en place plusieurs grands projets tels que la construction d’un parc industriel alimentaire de coentreprise Chine-Europe, dont l’investissement total s’élève à 7 milliards de yuans, débute à Guangzhou ; un accord pour un projet sur les moteurs de véhicule de l’entreprise japonaise JFE Shoji Corporation a été signé à Pinghu, au Zhejiang ; des entreprises internationales, notamment bioMérieux, Audi, Nestlé, ont élargi leur échelle de production en Chine…

Selon un rapport de la Chambre de commerce américaine en Chine, malgré l’épidémie de Covid-19, plus de 60% des entreprises interrogées prévoient d’augmenter leurs investissements en Chine en 2022, et plus de 80% des entreprises américaines présentes en Chine n’envisagent pas de quitter le pays.

De son coté, Fujiwara Nobumitsu, PDG de Suzhou NDK Electronic Industry Co., Ltd., a expliqué que « les politiques précises de la Chine en matière de prévention et de contrôle de l’épidémie, les services en faveur des entreprises ouverts, innovants et efficaces, l’environnement commercial moderne et international et des ressources humaines de qualité soutiennent le développement de notre entreprise ».

L’usine de Suzhou de L’Oréal North Asia Zone et de L’Oréal China, « se maintient », selon de Lan Zhenzhen, vice-présidente. Cette dernière a indiqué que « nous allons renforcer le rôle important de cette usine dans le réseau d’exploitation de l’Asie du nord ».

Les entreprises à capitaux étrangers contribuent à environ un quart des investissements en actifs fixes et des recettes fiscales, à 50% du commerce extérieur et à 30% des emplois du Jiangsu chaque année.

Au cours des années, ces entreprises sont devenues un élément important de l’économie locale et une illustration vivante du développement ouvert. Selon Chen Tao, directeur du département du commerce du Jiangsu, la Chine continue d’accroître ses efforts en termes de réforme et d’ouverture, réduit d’année en année la liste négative d’accès aux investissements étrangers.

Pékin a d’ailleurs décidé de mettre en place un « traitement national » pour les entreprises étrangères, d’élargir le champ d’application de l’encouragement des investissements étrangers et de favoriser la mise en œuvre rapide des grands projets.

Le gouvernement chinois a lancé plusieurs initiatives politiques visant à offrir un espace plus large aux entreprises étrangères pour qu’elles se développent en Chine.

Pour Kim Pyeong Young, un directeur de Mando Corporation en Chine, « les chaînes industrielle et d’approvisionnement de la Chine sont stables. Les entreprises, notamment les investisseurs étrangers, cherchent à en tirer parti pour fournir au monde des capacités de production plus efficaces. »