« La Chine subira des répercussions pour les violations des droits de l’homme qu’elle commet », a prévenu le président américain Joe Biden, interrogé lors d’un événement télévisé sur les agissements de la Chine à l’encontre des minorités musulmanes dans la région autonome du Xinjiang.

Le président de la Chine, Xi Jinping, est critiqué par la communauté internationale pour des violations des droits de l’homme, dont la détention de membres de la communauté musulmane des Ouïghours dans ce que la Chine présente comme des centres de rééducation, mais que les Etats-Unis et d’autres pays occidentaux dénoncent comme des camps d’internement.

« Il y aura des répercussions pour la Chine et il le sait », a assuré Joe Biden à propos de son homologue, Xi Jinping, lors d’un débat public organisé par la chaîne CNN à Milwaukee dans le Wisconsin.

Les Etats-Unis vont réaffirmer leur rôle mondial dans la défense des droits de l’homme, a déclaré le nouveau locataire de la Maison blanche, ajoutant qu’il allait travailler avec la communauté internationale pour contraindre la Chine à protéger les droits de l’homme.

« La Chine fait tout son possible pour devenir un leader mondial et pour obtenir ce surnom et pouvoir le faire, elle doit gagner la confiance d’autres pays », a déclaré Joe Biden.

Au cours de son premier déplacement officiel depuis son investiture le 20 janvier, Joe Biden a ajouté que la Chine s’évertuait à « devenir le leader mondial » et que, pour cela, elle devait « gagner la confiance des autres pays ».

Tant que la Chine s’engagera « dans des activités contraires aux droits humains basiques, cela va être très difficile pour eux d’y parvenir », a-t-il poursuivi.

Joe Biden s’est entretenu pour la première fois avec Xi Jinping, à qui il a exprimé ses inquiétudes sur les pratiques commerciales « coercitives et déloyales » de la Chine et sur ses agissements en matière de droits de l’homme, tels que sa répression à Hong Kong, les internements au Xinjiang et les actions de plus en plus affirmées en Asie, y compris envers Taïwan, que la Chine prétend être la sienne.

Lors de cet appel téléphonique de deux heures avec Xi Jinping, Joe Biden a souligné la priorité des États-Unis de préserver une région indo-pacifique libre et ouverte, où les États-Unis et la Chine sont des rivaux stratégiques majeurs.

Lors de son entretien avec le Premier ministre indien Narendra Modi, Joe Biden a souligné la nécessité d’une « coopération étroite pour promouvoir un Indo-Pacifique libre et ouvert ». Ce dernier met en place une alliance, avec ses partenaires, pour contrer la Chine dans la région.

De plus, lors de son appel avec le Premier ministre australien, Scott Morrison, Joe Biden a souligné que l’alliance des deux nations était essentielle à la stabilité dans la région, a déclaré la Maison Blanche. Cette alliance intervient alors que les relations entre la Chine et l’Australie sont très tendues sur différents sujet : Hong Kong, Xinjiang, gestion du Covid-19, commerce…

De leurs côtés, les Ouïghours d’Australie se disent ravis de la publication par les États-Unis d’une déclaration officielle accusant la Chine d’avoir commis un génocide contre ce groupe ethnique.

Joe Biden a tenté d’envoyer le message qu’il adopterait une approche radicalement différente de la Chine que l’ancien président Donald Trump, qui plaçait les questions commerciales et économiques avant tout dans les relations entre la Chine et les Etats-Unis.