La Corée du Nord est semble-t-il en train de mener des préparatifs pour rouvrir ses routes ferroviaires avec la Chine, après une période de stricts contrôles frontaliers en raison de la pandémie de Covid-19, ont déclaré des officiels du ministère de l’Unification.

Le porte-parole adjoint du ministère, Cha Deok-cheol, a indiqué que la Corée du Sud avait détecté des signes de préparatifs pour une reprise commerciale dans les régions nord-coréennes partageant la frontière avec la Chine, telle que la construction d’une installation de quarantaine.

D’ailleurs le Service national du renseignement (NIS) a indiqué aux députés sud-coréen que la Corée du nord discute actuellement avec la Chine et la Russie de la reprise des opérations ferroviaires à travers la frontière, et celle reliant Sinuiju et Dandong, des villes frontalières de la Corée du Nord et de la Chine, respectivement, pourrait reprendre en novembre au plus tôt.

«Il est difficile de prédire la date exacte de leur reprise. Nous continuerons de surveiller étroitement les mouvements concernés», a indiqué Cha Deok-cheol, lors d’un point presse régulier.

La Corée du nord a récemment rouvert ses voies maritimes pour recevoir des fournitures médicales et d’autres produits des organisations internationales nécessaires pour soigner et venir en aide à ses citoyens après le confinement prolongé lié au Covid-19.

Par ailleurs, le ministère sud-coréen a indiqué que la Corée du nord semblait continuer d’élever le statut politique du dirigeant Kim Jong-un, 10 ans depuis son arrivée au pouvoir fin 2011.

Le Service national du renseignement a indiqué que la Corée du nord a retiré les portraits du père et du grand-père de Kim, les anciens dirigeants Kim Jong-il et Kim Il-sung, respectivement, du fond de la salle de réunion officielle.

Cette décision est apparemment destinée à réduire l’ombre de ses prédécesseurs. De plus, la Corée du nord utilise aussi le terme «Kim Jong-un-ism» en interne, comme Kim il-sung-ism et Kim jong-il-ism, selon l’agence du renseignement. «Kim a assuré effectivement un statut politique comparable à ces prédécesseurs», selon Cha Deok-cheol.