Le «festival de la viande de chien» du 21 au 29 juin aura lieu à Yulin, où des militants de l’association de défense animale DxE vont aller enquêter sur cette tradition décriée en Chine et en Occident.

Aucun chiffre réel n’a été révélé, mais durant l’«événement» 10 000 chiens et 4 000 chats seraient mangés durant ce festival de la province du Guangxi. La plupart d’entre eux seraient des animaux errants ramassés dans les rues.

La maltraitance des animaux – durant leur transport, leur vente puis leur mise à mort – est avérée par des images insoutenables : entassés dans des cages de fortune, transbahutés dans les pires conditions, exhibés au bout d’un collet, ils sont ébouillantés vivants ou tués à coups de bâtons.

Interviewé par le journal français, Libération, William Burkhardt, un militant animaliste, a expliqué que le festival «est sans doute le plus connu mais ailleurs en Chine, lors d’autres festivals ou sur des marchés locaux, des chiens sont également vendus et mangés. Je vais donc partir pour filmer ces marchés ainsi que les abattoirs de chiens et de chats… si j’y parviens.»

Membre de la branche française de l’association américaine Direct Action Everywhere (DxE), une poignée de militants enquêtent dans les élevages, recueillent des témoignages, vidéos et reportages.

Ils vont aller cette année à Yulin, et comptent s’appuyer sur l’aide logistique de particuliers et d’associations opposés à la consommation de viande de chats et de chiens. «Certains ont même créé des sanctuaires pour les animaux qu’ils ont pu sauver», a expliqué William Burkhardt.

Ce dernier tient à faire un sauvetage symbolique destiné selon lui à «éveiller les consciences ici, en France, afin que les gens fassent le parallèle entre cet animal, qui attire la compassion, et les millions d’animaux tués dans nos abattoirs».

«On estime que 10 millions d’animaux sont consommés chaque année, notamment dans le sud. La majorité de la population n’en mange pas. Parmi les nombreux festivals qui célèbrent cette tradition, celui de Yulin a été créé en 2009 par des commerçants locaux pour attirer des touristes asiatiques. Mais le vrai problème, c’est qu’il n’y a pas de politique vétérinaire en Chine, ni d’identification des animaux, ni de stérilisations. Nous travaillons donc avec des députés chinois pour que la question animale soit prise en compte dans sa globalité»

Michèle Jung, responsable de la branche française de l’association Animals Asia, basée à Hongkong.